Puissance du JPEG du Canon EOS 1D MarkIII et quotidien du photographe02/08/2007
L'extraordinaire algorythme de compression JPEG du Canon EOS 1D Mark
III est, selon de nombreux observateurs, plus performant que les
"dérawtisateurs" externes, même Canon DPP3. On sait qu'un fichier RAW
est extraordinairement plus qualitatif qu'un JPEG, surtout quand il
s'agit de le développer, profitant des 4000 niveaux des 16 bits du RAW,
une sacrée liberté par rapport aux 256 niveaux du JPEG. Mais voilà que
Canon sort sont APN reflex expert, l'EOS 1D Mark III pour troisième du
nom. Et ce dernier ressemble à une machine de guerre : il peut prendre
110 photos consécutives en rafale à la cadence non moins délirante de
10 i/s et en pleine résolution de 10 mégapixels.
Une qualité de JPEG difficile à égaler Là où Canon a frappé très fort avec le nouveau 1D, c'est dans la puissance de calcul de l'algorithme interne qui transforme le fichier RAW en un JPEG maintes fois moins encombrant tout en préservant, et c'est inédit, un niveau de qualité que les meilleurs dérawtisateurs ne peuvent approcher. Un firmware meilleur qu'un Canon DPP 3 ou qu'un Camera RAW d'Adobe, module sur lequel est basé Adobe Lightroom ? Peut-être bien que oui. Il semble bien que le rapport bruit / accentuation donné par le programme interne au 1D mIII soit meilleur que ce que l'on peut espérer d'un post traitement, même sur un fichier RAW si puissant d'ordinaire.
Quelle utilité pour le format RAW ? Aux vues de ces résultats, on ne peut s'empêcher de réfléchir au futur de la photo numérique et de se demander si le post traitement RAW, en plein essor à l'heure actuelle, ne va pas en prendre un certain coup du fait de la puissance que l'on pourrait espérer des algorithmes internes. Le traitement RAW a ses fans, à commencer par nous, mais si les algorithmes JPEG des reflex numériques sont vraiment bons, nous nous passerons bien de cette étape de traitement supplémentaire.
Le numérique dans le travail du photographe professionnel Le numérique a changé le quotidien des photographes professionnels. En bien tout d'abord avec de nombreuses nouvelles possibilités et une rapidité de traitement inégalée, la possibilité de transmettre les photos en quelques minute où que l'on soit sur la planète pour un pré-presse express. Mais quand le photographe donnait ses films à développer au labo, à la fin de la prise de vue, son travail était terminé. Avec le numérique, sa journée continue et il doit lui même développer, organiser, optimiser, classer etc? ses photos. Ce travail supplémentaire à leur charge ne s'accompagne pas de rémunération supplémentaire et rend le travail encore plus exigeant et prenant en termes de temps passé. Alors dans ces conditions, quel photographe de presse se plaindrait d'un algorithme intégré qui lui éviterait de passer des heures derrière son écran à recaler la balance des blancs, atténuer le bruit, récupérer les hautes et les basses lumières et gérer l'accentuation de ses photos ?