Abus de position dominante : Google rejette les accusations de Bruxelles

Abus de position dominante : Google rejette les accusations de Bruxelles

Bruxelles accuse d’abus de position dominante Google avec son OS mobile Android. Le géant du Web vient rejette les accusations de la Commission Européenne.

Publié le 14 novembre 2016 - 11:35 par François Giraud

Pour abus de position dominante, Google risque 7,4 milliards de dollars d’amende

L’enquête menée par la Commission Européenne à l’encontre du géant du Web Google pour abus de position dominante avec son OS mobile Android se poursuit et pourrait déboucher sur des sanctions financières de la part de Bruxelles à l’encontre du groupe américain. Le 15 avril 2015, Margrethe Vestager, Commissaire européenne chargée de la concurrence avait indiqué qu’une enquête débutait à propos de la position dominante d’Android au sein des smartphones. Bruxelles cherche depuis longtemps à savoir si Google se positionne face à ses concurrents pour que ces derniers ne puissent pas proposer d’OS mobiles concurrents d’Android au sein des smartphones produits.

CJUE

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Bruxelles veut savoir si la firme de Mountain View a empêché le développement et l’accès au marché des systèmes d’exploitation, applications et services concurrents pour terminaux mobiles, au détriment des consommateurs et des développeurs de produits et de services innovants. Le groupe encoure une amende qui pourrait s’élever à 7,4 milliards de dollars soit 6,55 milliards d’euros.

Rappelons que l’OS mobile Android affiche un taux de pénétration d’environ 80% du marché des terminaux mobiles. Le géant du Web est accusé de position dominante par Bruxelles car le groupe empêcherait d’autres constructeurs à utiliser des forks d’Android qui sont open source afin de proposer sa propre version et imposerait aux constructeurs d’installer certaines de ses applications, comme Google Search par exemple. Des accords auraient également été signés pour que son moteur de recherche soit utilisé en priorité ou en exclusivité sur les smartphones des constructeurs, ce qui n’est pas du goût de Bruxelles, estimant que Google abuserait de position dominante.

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Le géant du Web s’était retrouvé dans la ligne de mire de la Commission Européenne suite à de nombreuses plaintes déposées par les groupes Nokia et Microsoft. Google ne partage pas les diverses accusations de la Commission Européenne et fait savoir, via l’un de ses responsables que contrairement aux dires de Bruxelles, son modèle permet de réduire les coûts des constructeurs en offrant davantage de flexibilité et un contrôle « sans précédent ».

Google indique ne pas imposer ses services et précise que n’importe qui peut utiliser Android sans Google. les utilisateurs pourraient télécharger les applications et services de leur choix, y compris ceux des concurrents. Le groupe se défend également en précisant qu’il n’est pas le seul sur le marché, faisant référence à la marque à la Pomme. En définitive, Google estime ne pas violer les règles de la Commission Européenne et réfute en bloc les accusations de position dominante portées à son égard.


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