Android : accusé de position dominante, Google répond à la Commission Européenne

Android : accusé de position dominante, Google répond à la Commission Européenne

Google est dans le collimateur de Bruxelles qui l’accuse d’abus de position dominante avec son OS mobile Android. Le géant du Web vient de réagir et répond aux accusations de la Commission Européenne.

Publié le 21 avril 2016 - 8:10 par François Giraud

Bruxelles accuse Google d’abus de position dominante avec Android

L’enquête menée par la Commission Européenne à l’encontre du géant du Web Google pour abus de position dominante avec son OS mobile Android se poursuit et pourrait déboucher sur des sanctions de la part de Bruxelles à l’encontre du groupe américain. Le 15 avril 2015, Margrethe Vestager, Commissaire européenne chargée de la concurrence avait indiqué qu’une enquête débutait à propos de la position dominante d’Android au sein des smartphones. Bruxelles cherche à savoir si Google se positionne face à ses concurrents pour que ces derniers ne puissent pas proposer d’OS mobiles concurrents d’Android au sein des smartphones produits.

CJUE

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Bruxelles veut savoir si la firme de Mountain View a empêché le développement et l’accès au marché des systèmes d’exploitation, applications et services concurrents pour terminaux mobiles, au détriment des consommateurs et des développeurs de produits et de services innovants. Le groupe encoure une amende qui pourrait s’élever à 10% de son chiffre d’affaires mondial. Google empêcherait d’autres constructeurs à utiliser des forks d’Android qui sont open source afin de proposer sa propre version et imposerait aux constructeurs d’installer certaines de ses applications, comme Google Search par exemple. Des accords auraient également été signés pour que son moteur de recherche soit utilisé en priorité ou en exclusivité sur les smartphones des constructeurs, ce qui n’est pas du goût de Bruxelles, estimant que Google abuserait de position dominante.

Bien évidemment, Google ne partage pas les diverses accusations de la Commission Européenne et fait savoir, via l’un de ses responsables que contrairement aux dires de Bruxelles, son modèle permet de réduire les coûts des constructeurs en offrant davantage de flexibilité et un contrôle « sans précédent ». Google indique ne pas imposer ses services et précise que n’importe qui peut utiliser Android sans Google. les utilisateurs pourraient télécharger les applications et services de leur choix, y compris ceux des concurrents du géant du Web. La firme de Mountain View serait prête à travailler avec la Commission Européenne pour davantage de transparence.


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