L’UE s’intéresse à Android, c’est « normal » selon un responsable de Google

L’un des responsables du géant du Web Google a déclaré ce vendredi qu’il est normal que la Commission européenne s’intéresse de près à son OS mobile, Android, qui représente plus de 80% de parts de marché dans le monde au sein des smartphones. Carlo d’Asaro Biondo, responsable des relations stratégiques du géant américain au sein de l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique estime tout à fait logique que l’UE effectue des contrôles. Rappelons que deux jours auparavant, mercredi 20 avril 2016, la Commission européenne a envoyé à Google, une liste de griefs au sujet de l’OS mobile et des applications Android.

CJUE

La Commission européenne enquête sur Google et plus particulièrement Android et reproche au groupe d’imposer aux constructeurs de smartphones de pré-installer certains programmes ou applications au sein de leurs mobiles avant la commercialisation de ces derniers. Des applications telles que Google Search ou encore Chrome seraient concernées et le groupe américain donnerait en échange de ces installations de logiciels un accès au Play Store aux fabricants. De ce fait, les utilisateurs pourraient accéder au magasin d’application de Google et ne téléchargeraient pas d’autres applications concurrentes.

L’enquête menée par la Commission européenne à l’encontre du géant du Web Google pour abus de position dominante avec son OS mobile Android se poursuit et pourrait déboucher sur des sanctions de la part de Bruxelles à l’encontre du groupe américain. Google empêcherait d’autres constructeurs à utiliser des forks d’Android qui sont open source afin de proposer sa propre version et imposerait aux constructeurs d’installer certaines de ses applications. Bruxelles veut savoir si la firme de Mountain View a empêché le développement et l’accès au marché des systèmes d’exploitation, applications et services concurrents pour terminaux mobiles, au détriment des consommateurs et des développeurs de produits et de services innovants. Le groupe encoure une amende qui pourrait s’élever à 10% de son chiffre d’affaires mondial.

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