Antitrust : Google pourrait ressentir les foudres de la Commission Européenne

Antitrust : Google pourrait ressentir les foudres de la Commission Européenne

La Commission Européenne avait débuté une enquête en 2010 sur la position dominante de Google et pourrait accélérer la procédure.

Publié le 2 avril 2015 - 16:53 par François Giraud

L’enquête de Bruxelles contre Google pourrait entrer dans une nouvelle phase

La Commission Européenne avait lancé en 2010 une enquête à l’encontre de Google pour abus de position dominante. À de nombreuses reprises, Bruxelles avait demandé à Google de proposer des solutions pour qu’un arrangement à l’amiable soit prononcé. De nombreuses plaintes avaient été déposée contre le géant du Web pour pratiques concurrentielles déloyales ou pour entrave à la concurrence.

Après la méthode douce, Bruxelles pourrait employer la manière forte

Suite aux nombreuses demandes effectuées à l’encontre de Google accusé de position dominante et sans propositions concrètes de la part du géant du Web, la Commission Européenne pourrait ne plus prendre de pinces avec le groupe et employer une méthode beaucoup plus directe et forte. Margrethe Vestager, la commissaire en charge du dossier va adresser une communication des griefs, en d’autres termes, une liste exhaustive des faits qui sont reprochés à Google. De plus, la Commission a demandé que certaines informations fournies par les plaignants soient insérées au dossier. Cette demande apparaît comme un durcissement de la position de la Commission Européenne selon le Wall Street Journal.

Plusieurs services de Google sont concernés par ces plaintes et les autorités de la concurrence enquêtaient également en Europe ou aux USA sur la position dominante du géant du Web. Le groupe est suspecté de ne pas respecter la concurrence sur les marchés de la recherche et de la publicité en ligne et d’exploiter les contenus d’autres acteurs du numérique à son profit. Bruxelles avait mené de nombreuses négociations qui n’avaient jamais abouti.

Google justice

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Que risque Google ?

De son côté, le New York Times indique que l’antitrust Européen a demandé aux plaignants de rendre public les motifs de leurs plaintes afin que le dossier soit clôturé au plus vite. Suite à la communication des griefs dans le courant du mois d’avril au plus tôt, deux choix seront possibles. Soit un arrangement à l’amiable entre Google et Bruxelles clôturera le dossier, soit le géant du Web devra payer une amende pouvant atteindre 10% de son chiffre d’affaires mondial, un montant colossal, sachant qu’en 2014, le chiffre d’affaires de ce dernier était de 66 milliards de dollars.


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