Backdoors sur les smartphones : Apple, Google et 140 entreprises n'en veulent pas

Backdoors sur les smartphones : Apple, Google et 140 entreprises n’en veulent pas

Les agences de sécurité américaines souhaitent que des « backdoors » soient installées. Apple, Google et 140 entreprises signent une lettre envoyée à la Maison-Blanche pour protester.

Publié le 20 mai 2015 - 11:32 par François Giraud

140 entreprises dont Apple et Google luttent contre la mise en place de backdoors

Les agences de surveillance américaines souhaitent que des backdoors soient mises en place au sein des smartphones. Les backdoors permettraient aux agences de sécurité de surveiller les smartphones ou systèmes informatiques en service. Le FBI et la NSA souhaite que les systèmes ne soient pas fermés et permettent de surveiller la population à leur insu.

Comme l’indique le Washington Post, 140 entreprises, dont Apple et Google viennent de signer une lettre envoyée à la Maison-Blanche, pour demander au Président des Etats-Unis, Barack Obama, de ne pas céder aux demandes des agences de surveillance. Rappelons que Google et Apple ont récemment renforcé leurs infrastructures, notamment au niveau du chiffrement. Les deux groupes développent des outils permettant aux utilisateurs de chiffrer leurs smartphones sous Android ou iOS pour que le FBI ou la NSA ne puisse pas surveiller les utilisateurs ou accéder à leurs données personnelles.

backdoor

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De son côté, la NSA avait demandé, plus tôt dans l’année, qu’une clé spécifique soit créée, qui permettrait aux agences de déverrouiller les appareils chiffrés. une clé qui serait accessible avec le consentement de plusieurs agences de sécurité. Ces clés, qui se présentent sous la forme de backdoors ne sont pas du goût des entreprises technologiques de la Silicon Valley car leur mise en place pourrait représenter un danger pour les utilisateurs. Des pirates pourraient en effet, accéder aux données confidentielles d’utilisateurs.

Les 140 entreprises demandent donc à Barack Obama de refuser les demandes des agences gouvernementales de surveillance, la NSA et le FBI, de pouvoir accéder à ces « portes dérobées » qui seraient installées sur des systèmes informatiques et des smartphones, dès leur construction, sans que les utilisateurs finaux ne soient au courant. Les groupes « anti-backdoors » indiquent que ce système peut certes être efficace contre un individu qui nécessite d’être surveillé par les services de renseignements américains mais que la surveillance de masse ne protège pas les individus innocents.



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