Boostez votre cerveau grâce aux jeux vidéo

Boostez votre cerveau grâce aux jeux vidéo

Selon une étude menée en Allemagne, le cerveau des personnes qui s’adonnent aux jeux vidéo serait plus volumineux que ceux qui ne jouent pas. Le centre du plaisir et de la récompense qui est stimulé par les jeux vidéo serait plus actif chez les sujets qui jouent régulièrement. Des études précédentes ont été menées auprès de groupes d’adolescents. Les résultats des diverses études menées montrent que les jeux peuvent être néfastes dans le cas d’addiction mais peuvent à l’inverse développer les facultés de raisonnement des individus.

Publié le 10 novembre 2013 - 16:54 par La rédaction

Une étude menée en Allemagne sur le jeu vidéo a montré une évolution dans le cerveau des joueurs. La substance grise est plus abondante chez ceux qui s’adonnent à 30 minutes de jeu par rapport à ceux qui ne le font pas. Le jeu qui a servi de test est Super Mario 64. L’institut Max-Planck a mené cette étude et a formé deux groupes d’individus, un premier composé de 46 volontaires qui ont joué pendant deux mois et un second groupe qui avait l’interdiction de jouer. Le groupe qui a joué a vu augmenter la quantité de substance grise de son cerveau, une substance présente dans la moelle épinière et au sein de l’encéphale. L’évolution a été observé par IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) au niveau de l’hippocampe droit, du cervelet et du cortex préfrontal droit. Ces lieux du cerveau ont leur importance car ce sont ceux qui assurent la fonction du centre nerveux, la réception des messages, les analyses complexes des informations et l’élaboration des réponses.

Jouer pourrait permettre de développer certaines capacités

S’adonner à la pratique de jeux vidéo, pourrait selon diverses études développer certaines capacités. Les régions du cerveau activées lors de la pratique de jeux vidéo sont impliquées dans diverses fonctions comme la formation de la mémoire, la motricité des mains, le déplacement dans l’espace révèle cette étude. Une autre étude scientifique a été menée sur un groupe de 154 adolescents âgés de 14 ans en tenant compte du nombre d’heures qu’ils passent à jouer par semaine (certains passaient plus de 9 heures), a montré que les joueurs réguliers ont le « centre du plaisir et de la récompense » plus développé que chez ceux qui ne pratiquent pas de jeux vidéo. Le centre de la récompense dans le cerveau est mis en évidence grâce à un scanner et se situe au niveau du striatum ventral. Deux résultats sont tirés de cette étude. Un premier qui est positif et qui montre que les joueurs réguliers ont des capacités de raisonnement plus importantes et plus rapides. Revers de la médaille, certains développent des comportements addictifs, qui sont néfastes.

Que peut-on retirer de ces études ?

La responsable de l’étude Allemande, le chercheur Simone Kühn en déduit que le jeu vidéo peut améliorer certaines capacités chez certains individus. Le jeu vidéo pourrait être utilisé comme un outil pour palier certains dysfonctionnements ou troubles comme la schizophrénie, le stress post-traumatique ou certaines maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer. Jouer permet également à rétablir certaines fonctions perdues lors d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Certains hôpitaux Français comme ceux de Nîmes et de Montpellier ont développé des programmes spécialisés pour leurs patients. En 2012, une étude scientifique Italienne a montré que les chirurgiens pouvaient améliorer leurs gestes avec une pratique régulière de jeux sur console Wii. De nouvelles études devraient faire leur apparition prochainement.

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