Bouygues Telecom : plus de 1 516 postes supprimés

Bouygues Telecom : plus de 1 516 postes supprimés

Bouygues Telecom devrait annoncer son plan social après-demain. 1 500 à 2 000 postes sont menacés. Une restructuration qui fait suite à l’échec de la fusion avec SFR.

Publié le 9 juin 2014 - 15:21 par François Giraud

Auditionné le 28 mai dernier par le Sénat, Olivier Roussat, PDG de Bouygues avait confirmé la crainte des syndicats de l’opérateur de téléphonie mobile. 1 500 à 2 000 emplois seraient menacés chez Bouygues. L’annonce officielle de ce plan social devrait se dérouler ce mercredi 11 juin. Cette restructuration est la conséquence de l’échec du rachat de SFR. L’opérateur avait annoncé vouloir se refaire dans la filière des télécommunications et de s’organiser en interne pour survivre avec moins de revenus, en supprimant quelques postes.

20% des effectifs menacés

Bouygues avait annoncé une réduction de la taille de l’entreprise, mais nous parlons aujourd’hui de 20% de postes menacés. Les dirigeants du groupe indiquent être obligés d’en passer par là pour permettre à Bouygues Telecom de vivre dans un paysage à quatre opérateurs. L’opérateur n’est malheureusement pas à son coup de grâce. Avec l’arrivée de Free mobile dans le paysage des opérateurs télécoms, ce sont près de 600 emplois qui avait été supprimés il y a deux ans. En 2012, l’opérateur enregistrait pour la première fois en onze ans, une perte de 14 millions d’euros.

Réduire les dépenses d’un milliard par an d’ici trois ans

Olivier Roussat a expliqué que l’objectif est de réduire les dépenses d’un milliard par an d’ici à trois ans. Faute de mieux, Arnaud Montebourg avait demandé à Bouygues Telecom d’étudier la possibilité de fusionner avec un autre opérateur. Le PDG de Bouygues Telecom avait répondu par la négative en indiquant que le groupe ne veut dépendre de personne pour améliorer sa rentabilité. Au premier trimestre 2014, l’opérateur enregistrait une perte opérationnelle de 19 millions d’euros avec de mauvais résultats dans la 4G, en deçà des espérances. Olivier Roussat indique que le groupe Bouygues doit se restructurer car il n’est pas possible de vivre à long terme avec des résultats négatifs. Bouygues veut procéder à une réduction des dépenses de 300 millions d’euros de plus par an, après avoir déjà économisé 600 millions d’euros en frais de fonctionnement en deux ans. L’objectif est d’économiser un milliard d’euros par an d’ici trois ans.

Quel avenir pour Bouygues Telecom ?

Le rachat de Bouygues Telecom par Orange serait peut-être la solution la plus acceptable à court terme. Bercy pousse les opérateurs dans ce sens. Cet accord passerait par l’acquisition par Orange du troisième opérateur historique avec une montée dans le capital d’Orange puis une cession de son réseau et de ses fréquences à Free afin de renforcer la position dominante d’Orange. Olivier Roussat reste vigilant sur les diverses possibilités qui s’offre à lui et a précisé lors de son audition au Sénat que « pour l’instant les discussions sont très préliminaires ».

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  • Jean Pierre Masures

    oui mais Montebourg est la et le chômage s’en va!