Chiffrement des données : après Apple, c'est WhatsApp qui serait dans la ligne de mire de la justice

Chiffrement des données : après Apple, c’est WhatsApp qui serait dans la ligne de mire de la justice

Selon le New York Times, l’application WhatsApp serait dans le collimateur de la justice américaine à propos du chiffrement de ses données.

Publié le 14 mars 2016 - 16:31 par François Giraud

WhatsApp serait dans le collimateur du Department of Justice…comme Apple

WhatsApp serait actuellement dans la ligne de mire du département de la Justice américain. Un juge aurait autorisé la surveillance de communications qui sont échangées au sein de l’application. Le Gouvernement américain se heurte cependant aux données car elles seraient chiffrées de bout en bout. Après Apple qui mène un bras de fer contre la Justice américaine, c’est au tour de l’application de messagerie WhatsApp.

Depuis le mois de novembre 2014, l’application de messagerie WhastApp chiffre ses communications de bout en bout via le protocole de chiffrement open source TextSecure, un protocole bien connu d’Edward Snowden, qu’il avait décrit comme particulièrement efficace. TextSecure est dédié à protéger les communications de messagerie électronique. Le chiffrement de bout en bout fonctionne comme un jeu de clés, dont seules les personnes qui s’échangent des messages ont accès. Cette méthode empêche donc des personnes tierces de lire les informations échangées.

Facebook WhatsApp

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Selon des informations provenant du New York Times, le Department of Justice serait en train de travailler au sein d’une enquête criminelle. Un juge fédéral aurait donné son accord pour que les communications échangées sur la messagerie WhatsApp soient collectées, mais les experts en charge de l’enquête n’arriveraient pas à les décrypter. Se heurtant à l’aspect technologique du chiffrement de bout en bout, le DOJ aurait demandé à Facebook d’ouvrir l’accès à WhatsApp. L’affaire dont le gouvernement américain s’est saisi reste confidentielle et son contenu n’a pas été dévoilé, mais le justice se heurte au chiffrement de WhatsApp. Selon diverses sources, l’affaire concernerait des faits de terrorisme, ce qui n’est pas très positif pour l’application de Facebook. Apple n’est donc pas le seul groupe américain à avoir des démêlées avec les autorités américaines.


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