Google veut la mort de Flash en 2017

Depuis longtemps déjà, les géants du web pointent du doigt la technologie Flash d’Adobe, pourtant omniprésente sur le web il y a encore quelques années seulement, et qui commence à être abandonnée au profit du nouveau standard HTML 5. On se souvent notamment de l’attitude d’Apple envers Flash, avec un Steve Jobs particulièrement féroce à l’égard de cette technologie, qui a toujours été « persona non grata » au sein des iPod, iPhone et iPad. Un Adobe Flash jugé trop lourd, trop gourmand, mais également très limite au niveau sécurité, avec quelques failles béantes découvertes ces dernières années.

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Toutefois, après Apple, ce sont progressivement tous les géants du web qui se sont ligués contre Adobe Flash : Microsoft, Google… Chez le géant de Mountain View, on a déjà amorcé la transition vers HTML 5, que ce soit via Youtube ou même le service de publicités Adsense. Mais Google semble déterminé à aller encore plus loin, puisque ce dernier vient de dévoiler son plan de bataille contre Flash, avec son navigateur web Chrome.

Ainsi, la récente version 55 du navigateur Google Chrome écarte déjà le Flash au profit de HTML 5, mais Google vient de publier un calendrier très précis de cette stratégie de transition. Une transition qui s’effectuera d’une part du côté des utilisateurs, et d’autres part du côté des sites web en eux-mêmes. Ainsi, pour les utilisateurs, le HTML 5 sera activé par défaut pour 1% des utilisateurs via Chrome 55, avec une augmentation progressive, et les 100% seront atteints dès le mois suivant, avec la sortie du nouveau Chrome 56.

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En ce qui concerne les sites web, Google propose une transition un peu plus longue, puisque les sites web disposant encore de contenus en Flash devront afficher un message à leurs visiteurs, leur demandant l’autorisation de lancer ces mêmes contenus. En janvier 2017, cette obligation concerna 1% des sites web, avec là encore une augmentation progressive jusqu’à octobre 2017, où 100% des sites devront être optimisés avec HTML 5 pour fonctionner parfaitement via Google Chrome.

Evidemment, Google ne logera pas tous les sites web à la même enseigne, et certains seront exemptés, à commencer par Youtube, mais également Facebook, Yahoo, Twitch ou encore Amazon, sans oublier quelques sites russes. Soulignons que du  côté de la concurrence (Microsoft Edge, Mozilla Firefox et bien sûr Apple Safari), cette mise au placard plus ou moins progressive d’Adobe Flash est également d’actualité.

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