Cyber-harcèlement: une ado de 13 ans trouve une solution pour lutter: Rethink

Cyber-harcèlement: une ado de 13 ans trouve une solution pour lutter: Rethink

Pour faire face au cyber-harcèlement de plus en plus répandu sur le Web, en particulier sur les réseaux sociaux, une adolescente de 13 ans, Trisha Prabhu, propose un programme baptisé « Rethink » qui pourrait éradiquer ce fléau. Google s’intéresse de près au projet de la jeune fille originaire de l’Illinois.

Publié le 11 août 2014 - 8:05 par François Giraud

La fin du cyber-harcèlement sur la Toile ?

Lors du « Science Fair 2014« , un concours organisé par Google, une collégienne de 13 ans vient de proposer un programme anti-harcèlement baptisé Rethink qui pourrait être la solution recherchée pour combattre ce fléau de plus en plus présent sur Internet. Cette adolescente, Trisha Prabhu, fait partie des quinze finalistes de la Google Science Fair 2014. Trisha Prabhu a constaté que la pratique de cyber-harcèlement est présente sur de nombreux réseaux sociaux, sur des sites de rencontre, au sein de forums pour les jeunes. Pour faire face à cette menace, elle propose une interface proposant aux personnes qui souhaitent publier un message de relire leur message avant publication et leur propose s’ils veulent réellement le poster.

Une étude menée sur 533 élèves âgés de 12 à 18 ans

Trisha Prabhu a testé son programme sur un panel de 533 adolescents âgés de 12 à 18 ans en leur proposant de relire leur message « désagréable » avant de le poster. Rethink indique aux auteurs des messages les conséquences que ce message pourrait avoir sur les destinataires. Le constat de cette expérience a été positif, puisque 93% du panel a finalement choisi de ne pas poster le message initial. Rethink propose aux personnes qui écrivent des messages de mesurer les conséquences néfastes et l’impact que pourrait avoir leur message sur le destinataire. Une solution qui incite les jeunes à relire leur message avant de le publier et qui fonctionne au regard des tests effectués. L’adolescente, qui fait partie des quinze finalistes du Science Fair 2014 organisé par Google pourrait remporter la somme de 37 000 euros si elle gagnait le concours.

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  • Tania Roussel

    Outil est sans doute un peu pompeux. Parlons plutôt de concept. Les outils d’analyse sémantique sont sans doute déjà mis en place depuis longtemps chez les principaux pourvoyeurs d’échanges sociaux. Reste que l’on doit poser un certain nombre de questions éthiques avant de se lancer la dedans. Même si l’intention est louable, l’idée de faire un pas plus avant dans l’interaction avec l’utilisateur en fonction de ce qu’il se prépare à écrire constitue un précédent sans retour possible, qu’il serait également difficile d’encadrer.

  • wokwain

    Ce que j’aimerai c’est plutôt un navigateur qui corrige les fautes lors du chargement des pages avant de les afficher. Les gens ne savent pas écrire et n’utilisent pas la correction quand ils écrivent. C’est ça le fléau d’Internet.