Droit à l'oubli : 50 000 requêtes proviennent de la France

Droit à l’oubli : 50 000 requêtes proviennent de la France

Sur 170 000 demandes de droit à l’oubli effectuées au niveau européen, Google indique que la France représente près de 30% des demandes.

Publié le 16 décembre 2014 - 14:41 par François Giraud

50 000 demandes de droit à l’oubli en France

Interrogé par BFM Business, Nick Leeder, directeur général de Google France indique que les demandes de droit à l’oubli envoyées au géant du Web on atteint 50 000 requêtes et au niveau européen, Google a enregistré 170 000 demandes de suppression de contenus. La France représente donc 29,41% des demandes européennes. Google a mis en place un formulaire de demandes de droit à l’oubli, en date du 29 mai 2014 permettant de demander la suppression de contenus jugés néfastes à l’e-réputation des internautes Européens. Rappelons que Google reçoit plus de 1 000 demandes de suppression de contenus par jour.

La France, championne européenne du « droit à l’oubli »

Interrogé par BFM Business, Nick Leeder, directeur général de Google France parle de révolution numérique. Google représente 90% de parts de marché dans les moteurs de recherche au niveau mondial dont 91% en France, ce qui correspond à 42 millions de visites uniques par mois. Nick Leeder souligne qu’au niveau des demandes de suppression de contenus via le formulaire de demandes de droit à l’oubli, il y a des cas simples dans lesquels il faut supprimer des liens, d’autres cas sont purement rejetés et il y a ensuite des demandes beaucoup plus complexes  où Google peut demander un complément d’informations.

Formulaire droit à l'oubli de Google

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Toutes les demandes ne sont pas retenues par Google

D’après une étude réalisée par Reputation VIP sur un panel de 15 061 demandes de suppressions de contenus envoyées à Google via Forget.me au sein de 30 pays européens dans le cadre de la procédure de Droit à l’oubli, on peut constater que Google a retenu 36% des requêtes uniquement soit un tiers des demandes formulées. L’enquête de Reputation VIP montre que 59% des requêtes ont été refusées par Google et 5% d’entre elles ont dû être accompagnées d’informations complémentaires.

26% des refus concernent votre vie professionnelle

Dans 26% des cas de refus de la part du géant du Web, le motif concerne la vie professionnelle du demandeur soit 1 063 demandes sur le panel étudié. Dans 930 cas, soit 22% des refus, c’est le demandeur qui est à l’origine du contenu. 600 URL, soit 14% des cas concernent des contenus toujours d’actualité et d’intérêt public. Dans 13% des cas, la demande concerne une page de réseau social. Dans 4% des cas, ce sont des personnages publics (présentateur télé, journaliste, homme/femme politique, dirigeant de grande entreprise ou artiste connu). Les données gouvernementales ne représentent que 2% des cas de refus, soit 81 requêtes.

Droit à l’oubli, comment Google traite les demandes ?

Avant de se lancer dans des démarches qui pourraient être longues et fastidieuses, la première chose à savoir est que vos contenus seront, si Google le juge utile, retirés de toutes les versions Européennes du moteur de recherche  mais ils seront toujours présentes sur les versions non européennes du moteur de Google. La firme de Mountain View peut supprimer vos demandes ou refuser de supprimer vos contenus et transférer le formulaire au sein des organismes correspondant à la Cnil de chaque pays européen.



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