Espionnage: Larry Page, le PDG de Google est en colère contre la NSA

Espionnage: Larry Page, le PDG de Google est en colère contre la NSA

A l’occasion de la conférence TED qui s’est déroulée à Vancouver, Larry Page, PDG de Google n’a pas hésité à critiquer les actions mises en place par la NSA à propos de l’espionnage sur Internet. Il a nié connaître PRISM mais un responsable de la NSA a affirmé le contraire devant une commission précisant que la collaboration avec les grands acteurs de l’Internet était « obligatoire et légale ».

Publié le 21 mars 2014 - 11:38 par François Giraud

Google n’était pas au courant du programme PRISM selon les propos tenus par Larry Page, PDG du géant du Web lors de la conférence TED qui vient de se dérouler à Vancouver. Il affirme par ailleurs qu’il est décevant que le gouvernement Américain ait mené des opérations d’espionnage secrètement sans l’informer. Il précise cependant comprendre les éléments liés aux menaces terroristes mais il est indigné de voir que ce sont les grands acteurs de l’Internet qui subissent les méfaits de cet espionnage. Larry Page considère que les critères et actions des agents de la NSA devraient être rendus publics.

Les géants du Web et la NSA, deux sons de cloche

Larry Page est en colère contre les agissements de la NSA, mais cette déclaration lors de la conférence TED de Vancouver, intervient juste après les auditions des responsables de la NSA devant une commission sénatoriale qui n’indiquent pas des faits similaires. The Guardian rapporte que le responsable juridique de la NSA a indiqué que les géants du Web étaient au courant des collectes d’informations réalisées par le programme PRISM et que cette opération était rendue obligatoire et légale. Google serait concerné mais pas seulement. Les autres grands acteurs que sont Facebook, Microsoft, Yahoo, Apple le seraient tout autant. Des affirmations émanant de la NSA qui remettent en cause les dires des géants du numérique. Apple avait indiqué n’avoir jamais entendu parler de « PRISM », Facebook ne donnerait aucun accès aux autorités, Google ne serait au courant de rien et Microsoft a parfois coopéré car il n’avait pas le choix.

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