Espionnage: l'éditeur d'Angry Birds nie toute implication avec la NSA

Espionnage: l’éditeur d’Angry Birds nie toute implication avec la NSA

Selon des révélations du New York Times datant d’hier, la NSA utiliserait des applications mobiles pour enrichir sas bases de données et collecter de nombreuses informations confidentielles à l’insu des utilisateurs et des éditeurs d’applications. Le service de renseignements britannique, le GCHQ en ferait de même.

Publié le 28 janvier 2014 - 12:22 par François Giraud

Selon les révélations du New York Times, la NSA et le service de renseignements britannique, le GCHQ collecteraient des informations à l’insu des éditeurs et des utilisateurs d’applications pour enrichir leurs bases de données. Ainsi, les applications visées seraient Google Maps ou encore Angry Birds. Des applications qui sont des sources d’information diverses et variées, très convoitées par les services de renseignements. Suite à ces révélations, la NSA se retrouve dans la ligne de mire des gouvernements, mais également dans le collimateur des éditeurs comme Google ou encore Microsoft.

Angry Birds, un mouchard pour les agences de renseignements

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La NSA utilise tous les moyens pour parvenir à ses fins

La NSA fait parler d’elle avec ses interceptions de données confidentielles par tous les moyens nécessaires et imaginables. Après avoir piraté le câble sous-marin d’orange, elle se sert maintenant des applications mobiles pour collecter des informations personnelles sur les utilisateurs. Les smartphones disposent de nombreuses informations confidentielles sur les consommateurs, leurs habitudes, leurs données privées, leurs contacts, la géolocalisation des utilisateurs ou encore leurs emails. Une mine d’or pour les services de renseignements. Divers documents auraient été transmis au Guardian par le lanceur d’alerte Edward Snowden. L’un d’entre eux indique que lorsqu’un utilisateur met en ligne sa photo de profil via son smartphone, les agences peuvent récupérer des données de géolocalisation et une multitude de renseignements à son insu. Via Angry Birds, les informations collectées concerneraient l’identifiant unique du téléphone, son modèle et la version du système d’exploitation, des données limitées mais exploitables par croisement avec d’autres informations recueillies au sein d’autres applications. Suite à ces révélations, la NSA a réagi et ne dément pas ces informations mais précise qu’il est « faux d’affirmer que les collectes d’informations de la NSA à l’étranger ciblent les communications ou les informations de citoyens américains. » Concrètement, la NSA peut espionner tout le reste du monde, excepté les Américains.

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