Facebook, YouTube et Twitter pourraient se retrouver devant les tribunaux

Facebook, YouTube et Twitter pourraient se retrouver devant les tribunaux

Des associations Françaises souhaitent assigner Facebook, Twitter et YouTube en justice sur leurs pratiques de modération et de gestion de contenus haineux sur le Web suite à la publication d’un rapport.

Publié le 16 mai 2016 - 9:12 par François Giraud

Des associations veulent assigner Facebook, Twitter et YouTube en justice

Pour ne pas avoir supprimé de leurs sites des contenus antisémites , racistes ou homophobes, des associations viennent d’assigner Twitter, Facebook et YouTube en Justice. Les géants des réseaux sociaux n’auraient pas supprimé ces contenus alors qu’ils en ont l’obligation. Ces faits sont le fruit d’une étude réalisé par trois associations.

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L’étude révèle que sur 586 contenus signalés, 34% auraient été supprimés sur le site de Mark Zuckerberg, 7% sur YouTube et seulement 4% sur le site de microblogging Twitter. Selon diverses sources dont la chaîne LCI, Facebook, YouTube et Twitter respecteraient la législation américaine de la liberté d’expression plutôt que le droit Français. Les associations ont demandé aux géants d’expliquer leurs méthodes de modération des contenus, mais n’ont pas reçu de réponse et prévoient donc d’assigner les groupes américains en justice.

Suite à la publication d’un rapport sur les pratiques de modération de contenus haineux par les trois géants Facebook, Twitter et YouTube, deux associations à l’origine de l’étude ont annoncé leur décision d’assigner les trois géants en justice afin d’obtenir le détail de leurs méthodes de travail des équipes de modération. Comme l’indique Le Monde, sur 156 contenus signalés à Facebook, 53 ont été supprimés et le réseau social fait office de meilleur élève des trois réseaux incriminés par les associations SOS Racisme, SOS Homophobie et l’Union des étudiants juifs de France (UEJF). YouTube de son côté n’aurait supprimé que 16 contenus sur 225 signalés et Twitter aurait supprimé 8 messages sur 205 signalés.

L’étude retranscrit les résultats d’une campagne de testing des dispositifs de modération mis en place par les réseaux sociaux et montre des défaillances. avec 4% de suppression des contenus signalés pour le site de microblogging Twitter, les associations montrent que le site est moins vigilent sur sa politique de modération et de ses obligations légales par rapport à ses conditions générales d’utilisation. Ce n’est pas la première fois que Twitter se retrouve dans le collimateur de l’UEJF. En 2013, l’union avait déjà alerté les pouvoirs publics de la nuisance causée par les contenus haineux du réseau social.


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