Google applique désormais le déréférencement de ses moteurs de recherche en Europe

Au mois de juillet 2015, Google indiquait qu’il refuse de se soumettre aux injonctions de la CNIL et qu’il n’étendra pas le « droit à l’oubli » à l’ensemble de ses moteurs de recherche comme la Commission le souhaitait. La CJUE avait envoyé une demande le 6 juin 2015 au géant du Web, lui indiquant qu’elle souhaitait que ce dernier applique le droit à l’oubli à l’ensemble de ses moteurs de recherche.

Pour montrer sa bonne volonté et faire un pas en avant, Google déréférencera désormais les résultats de recherche qui sont présents sur ses sites au sein de l’Union Européenne. Dans un communiqué publié ce vendredi 4 mars 2016, le géant du Web a indiqué qu’il mettrait en application le droit à l’oubli en Europe à compter du lundi 7 mars. Rappelons que la Cnil et la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) avaient fait cette demande à Google mais que ce dernier refusait de se plier aux souhaits des Commissions.

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Les utilisateurs peuvent désormais demander à Google de déréférencer des résultats de ses moteurs de recherche européens. Il ne s’agit cependant pas d’un déréférencement à l’échelle mondiale. Ainsi, dans les pays asiatiques ou encore aux Etats-Unis, les résultats seront toujours disponibles. Pour retirer les résultats de ses moteurs de recherche, il est donc nécessaire de résider en Europe et de faire une demande auprès du groupe mentionnant les liens vers les pages où figurent les données personnelles. Toute personne peut désormais exiger que Google efface les résultats de ses moteurs européens, y compris ceux se terminant en .com. Pour accéder au formulaire mis en ligne par Google, il suffit de cliquer sur le lien suivant et d’insérer les informations demandées.

Google a indiqué dans son communiqué publié ce vendredi 4 mars, que les résultats supprimés suite à des demandes de droit à l’oubli seront invisibles sur l’ensemble de ses moteurs de recherche. Le géant de Mountain View utilisera la géolocalisation des adresses IP pour voir où se situe l’utilisateur. Si ce dernier est en Europe, le moteur de recherche cachera les résultats. Les résultats ne s’afficheront que lorsque les recherches seront effectuées en dehors de l’Union Européenne. Le groupe a indiqué dans son communiqué : « En plus de notre pratique actuelle, nous allons aussi utiliser les signaux de géolocalisation pour restreindre les URL déréférencées sur l’ensemble des domaines de recherche Google, y compris Google.com, lorsqu’ils sont visités depuis le pays de la personne qui est à l’origine du retrait ».

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