Google obligé d'afficher sa condamnation par la Cnil sur sa page Home

Google obligé d’afficher sa condamnation par la Cnil sur sa page Home

Le Conseil d’État a refusé de suspendre la décision de la Cnil à l’encontre de Google suite à sa condamnation pour manquement à la loi « informatique et libertés ». Le géant du Web est condamné à payer une amende de 150 000 euros et à afficher sa condamnation sur sa page d’accueil.

Publié le 8 février 2014 - 11:40 par François Giraud

Suite à la condamnation de Google  à une amende exemplaire de 150 000 euros pour non-respect de la loi « Informatique et Libertés » le géant du Web a déposé un recours auprès du Conseil d’État pour s’opposer à cette amende maximale. C’est la Cnil qui avait demandé la peine maximale encourue suite à la mise en place de la politique de confidentialité de Google et sa non-modification comme demandée précédemment. Cette modification avait pour objectif de respecter la protection des données personnelles des internautes. Google avait huit jours pour publier sur son site Internet (Google.fr), un communiqué suite à cette décision, et devait le laisser durant deux jours suite à sa notification.

Message affiché sur la page d'accueil de Google durant ce weekend

Message affiché sur la page d’accueil de Google durant ce weekend

Le Conseil d’État a refusé de suspendre la décision de la Cnil et Google a dû afficher sa condamnation sur la page d’accueil de son moteur de recherche. Ce communiqué sera visible pendant 48 heures comme le demandait la Cnil. En plus de cet affichage, le géant du Web devra verser une amende de 150 000 euros, certes une goutte d’eau pour la firme de Mountain View mais c’est la peine maximale qui pouvait être prononcée par les autorités Françaises. Un lien est ajouté à la fin du message afin d’expliquer cette condamnation aux internautes. Cependant, au regard du nombre de personnes qui se sont connectées sur le serveur de la Cnil via ce lien, un bug s’est produit durant plusieurs heures et la page de la Cnil ne pouvait être accessible. De plus, Google a oublié de mettre son « message de condamnation » sur la version mobile de sa page d’accueil ce qui représente 40% des internautes.

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