Impact du droit à l'oubli sur la Presse

Impact du droit à l’oubli sur la Presse

Reputation VIP vient de publier des statistiques sur l’impact du Droit à l’oubli sur la presse. Avec seulement 384 demandes de retrait, la presse reste très peu concernée par des demandes de droit à l’oubli.

Publié le 10 octobre 2014 - 15:40 par François Giraud

Suite à la mise en place par Google d’un formulaire pour effectuer des demandes de retrait de contenus pour le droit à l’oubli, le géant du Web a de nombreuses fois fait référence au risque pour le droit à l’information et la liberté de presse. Les internautes peuvent, en effet, demander le retrait de liens les renvoyant vers des articles de presse. Suite aux 21 000 inscriptions sur le site forget.me, effectuées en moins de trois mois, Reputation VIP a pu analyser les demandes de suppression de contenus effectuées et définir la typologie des sites Internet concernés par le Droit à l’oubli.

Droit à l'oubli : l'impact sur la presse
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Droit à l’oubli : l’impact sur la presse

Seulement 3,6% des demandes pour la Presse

L’étude de Reputation VIP est basée sur 10 787 URL, envoyées à Google via le site forget.me, sur trois pays européens, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne. On peut remarquer que la presse est peu concernée par les demandes de Droit à l’oubli, avec seulement 3,6% des demandes soit 384 URLs. Wikipedia n’enregistre des demandes que pour 20 URLs soit 0,2% des demandes. En revanche, les plateformes communautaires et les réseaux sociaux représentent 21,3% des demandes de retrait soit 2 295 URLs. Reputation VIP explique ce chiffre important par une méconnaissance des réglages de confidentialité, ou des publications que l’on regrette avoir publié par la suite. On peut noter que les annuaires représentent 14% des demandes et concernent les adresses ou numéros de téléphone que les internautes de souhaitent pas voir publiés sur la Toile.

Les réseaux sociaux en tête de liste

Les noms de domaines qui sont les plus concernés par les demandes classés par type de site Internet sont facebook.com pour les réseaux sociaux,   yasni.com pour les annuaires, blogspot.com pour les blogs et dailymail.co.uk et Thegaurdian.co.uk pour les sites de Presse, avec les sites d’informations britanniques qui sont les plus visés. En analysant la position des URLs par page Google, on remarque que 75% des URLs concernées par une demande de déréférencement se situent sur les trois premières pages Google au niveau des résultats de recherche et les 25% restants sont situés au-delà de la troisième page. Les internautes ne souhaitent pas spécialement que l’information soit retirée dans sa totalité mais ce qui les dérange, c’est qu’elle soit visible en première page.



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