Un adolescent sur huit aurait un usage problématique avec les jeux vidéo

Selon une enquête qui vient d’être publiée ce mercredi, 80% des jeunes déclareraient s’adonner à leur passion des jeux vidéo au moins une fois par semaine. Parmi ces derniers, seuls 14% d’entre eux rencontreraient un usage problématique avec les jeux vidéo, sous la forme d’une addiction. L’étude révèle qu’il s’agirait en majorité des garçons. L’étude Pelleas indique que 85% des jeunes collégiens et lycéens joueraient aux jeux vidéo de manière hebdomadaire et que les garçons seraient bien plus nombreux que les filles.

Pelleas, une enquête sur les adolescents scolarisés

L’enquête Pelleas pour Programme d’Etude sur les Liens et L’impact des Ecrans sur l’Adolescent Scolarisé montre que les jeux qui sont les plus populaires auprès des collégiens et des lycéens interrogés sont les jeux de simulation sportive, de tir et d’application, comme Candy Crush ou Andgry Birds par exemple. Ces derniers sont davantage joués par des filles alors que les premiers, de simulation sportive et de tir séduisent davantage les jeunes garçons. Les jeux de gestion, comme « Les Sims » sont plus féminins. Des jeux comme GTA sont beaucoup plus populaires auprès des garçons, et pour près de 90% d’entre eux, des lycéens.

GTA San Andreas Logo

Une enquête menée sur un panel de 2 000 élèves collégiens & lycéens

L’enquête a été menée sur des collégiens et des lycéens issus de classes de la quatrième à la première, auprès de 15 établissements scolaires de la région Ile-de-France et rendue publique ce mercredi 17 décembre par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), par la CJC, la consultation des jeunes consommateurs du centre Pierre Nicole de la Croix Rouge. Il ressort de cette enquête que les adolescents interrogés disposent en moyenne de plus de 11 écrans à domicile.

84% d’entre eux disposent d’une console de jeux et 74% d’une tablette tactile. 75% des lycéens et 60% des collégiens ont un terminal dans leur chambre. 86% des personnes interrogées jouent au moins une fois par semaine et 95% d’entre eux vont sur la Toile pour surfer. L’enquête indique que le temps quotidien passé devant un écran peut atteindre cinq ou six heures. L’Inserm précise que 5% des jeunes de 17 ans s’adonneraient à des jeux entre cinq et six heures par jour alors que l’académie américaine de pédiatrie préconise de ne pas dépasser deux heures d’écrans quotidiennement, tous supports confondus.

L’absence de surveillance parentale mise en cause & le type de jeu

L‘enquête Pelleas montre que les jeunes les plus dépendants des jeux vidéo se situent dans les familles où la surveillance parentale est la plus faible. L’enquête comprend de nombreuses questions telles que « Avez-vous joué à un jeu vidéo pour oublier la vraie vie ? Avez-vous pensé toute la journée à jouer à un jeu vidéo ? Vous êtes-vous senti(e) mal lorsque vous étiez incapable de jouer ? Les réponses permettent de déterminer si l’usage des jeux vidéo pose problème (manque, conflit avec les proches, modification de l’humeur, …).

Les résultats montrent que les cas de dépendance sont plus importants si les parents sont eux-mêmes davantage connectés sur Internet, si l’étudiant se trouve dans une situation d’échec scolaire mais également les adolescentes qui sont en situation de mal-être ou de « dépressivité ». L’OFDT indique que de manière générale, les adolescents qui rencontrent un usage problématique avec les jeux vidéo sont ceux dont l’encadrement parental est faible.

De nombreux facteurs responsables

L’étude indique que les joueurs problématiques jouent davantage à tous les types de jeux mais beaucoup plus souvent que les autres aux jeux de rôle, de type MMORPG  (Massively Multiply Online Role Player Game), et aux jeux de stratégie, tels que les MMORTS (Massively  Multiplayer Online Real Time Strategy), qui se jouent souvent en ligne. D’autres facteurs sont associés et ont pu être identifiés. Le genre, les garçons sont davantage exposés que les filles, les circonstances, jouer seul ou en multijoueur, jouer à de nombreux jeux, disposer de sa propre console, sont des facteurs accentuant la dépendance aux jeux vidéo. De nombreux psychologues scolaires recommandent aux parents d’établir des règles, de limiter l’accès aux consoles ou ordinateurs et de diversifier les activités des adolescents.

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