Le célèbre bracelet FitBit pourrait servir de preuve devant les tribunaux

Le bracelet FitBit pourrait bien aider les juges canadiens de Calgary à déterminer les conséquences d’un accident et calculer les indemnisations des victimes. Jusqu’à présent, ils prenaient l’avis de médecins experts mais tout pourrait changer depuis qu’un cabinet d’avocats veut faire analyser les données enregistrées sur le bracelet connecté d’une victime.

FitBit

Comparer les capacités physiques de la victime au reste de la population

L’affaire qui doit être jugée par le tribunal de Calgary concerne un accident d’une plaignante, coach sportive à l’époque des faits. Elle porte un bracelet connecté, qui enregistre ses capacités physiques et ses avocats, du cabinet McLeaod Law, veulent prouver que cette victime a perdu une partie de son autonomie suite à cet accident de voiture. Pour arriver à prouver la vérité dans ce dossier, ils souhaitent faire analyser les résultats enregistrés sur le bracelet connecté FitBit que portait la victime au moment de son accident.

Produire des preuves pour demander des compensations financières

L’objectif pour les avocats de cette plaignante est de montrer que leur cliente a perdu une partie de ses capacités physiques suite à son accident et de constituer un dossier à l’intention des juges pour que les assureurs compensent la perte d’autonomie de cette victime. Pour appuyer leur dossier et gagner des compensations financières de la part des assureurs, les avocats souhaitent faire analyser les données enregistrées sur le bracelet connecté de leur cliente, grâce à une plateforme baptisée Vivametrica qui compare les résultats au reste de la population du même âge, produit diverses statistiques et pourrait apporter des preuves de perte d’autonomie partielle de la plaignante suite à son accident de voiture.

Les objets connectés aident les enquêteurs de la Police Judiciaire

C’est le magazine Forbes qui rapporte cette affaire, qui pourrait ouvrir la voie de nouveaux dossiers à l’avenir. Ce type de preuve a peu de chances d’aboutir mais pourrait donner des idées aux fabricants de bracelets connectés. Les objets connectés pourraient tout à fait être utilisés dans le cadre d’enquête et de recherche de preuves pour la justice ou les enquêteurs. Rappelons que dans le cadre des enquêtes des forces de l’ordre, la loi de géolocalisation du 28 mars 2014 prévoit la possibilité pour la police judiciaire d’utiliser « tout moyen technique destiné à la localisation en temps réel ». Il est donc tout à fait possible de géolocaliser un objet connecté et de le « faire parler » afin d’obtenir diverses preuves.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here