Kill Switch: vers un système antivol généralisé pour les smartphones

Kill Switch: vers un système antivol généralisé pour les smartphones

Les fabricants de smartphones se sont réunis pour signer un accord visant à renforcer des mesures de sécurité antivol pour les terminaux mobiles. Des kill switch pourraient être généralisés. Ces outils permettent de bloquer un smartphone à distance afin qu’il soit inopérable.

Publié le 17 avril 2014 - 9:56 par François Giraud

Avec le développement des smartphones, les vols augmentent. Aux Etats-Unis et en Europe, on observe une recrudescence des vols à l’arraché. Une fois le terminal mobile dérobé, il n’y a pas grand-chose à faire à part contacter son opérateur ou le déclarer volé. Les fabricants s’unissent pour développer des « Kill Switch », des outils permettant de bloquer un terminal mobile à distance et le rendre inopérant. Certains outils, développés entre autres par Apple, permettent même de géolocaliser son smartphone. Sous l’égide de la CTIA qui est le Club des fabricants de terminaux mobiles, certains fabricants ont décidé de signer un accord qui prévoirait de développer les antivols pour smartphones, les « kill switch » sur l’ensemble des smartphones commercialisés à partir de juillet 2015. Ces outils permettraient de supprimer des données à distance et de bloquer le smartphone le rendant inutilisable.

8 fabricants s’unissent pour faire face aux vols de terminaux mobiles

Huit fabricants se sont réunis pour faire face à ce fléau de vols de terminaux mobiles. Il s’agit d’Apple, de Google, d’Huawei, de Motorola, HTC, Nokia, Microsoft et Samsung. De nombreux Etats et villes ont demandé aux fabricants de mettre en place des outils de « kill switch » sur leurs produits, afin de faire baisser le nombre de vols avec violence. Le terminal mobile qui sera rendu inutilisable pourra retrouver l’ensemble de ses fonctions et être réactivé avec l’accord de son propriétaire et l’aide des opérateurs mobiles. Des rumeurs indiquent que les opérateurs mobiles américains ne souhaitaient pas que de tels antivols soient mis en place, car leurs revenus liés aux assurances pour les vols de smartphones allaient baisser. Ils précisent qu’un pirate pourrait désactiver un smartphone et ils préféreraient qu’une « black list » soit créée et référencerait les terminaux dérobés. Pour ces derniers, une telle fonction pourrait aussi être perçue comme néfaste financièrement en réduisant par exemple la vente d’assurance très lucrative contre les vols. Cette position prise avait été  immédiatement critiquée par les procureurs de San Francisco et de New-York qui avaient constaté que 50 % des vols en 2012 étaient portés sur un smartphone. Les fabricants de leur côté seraient en train de développer des outils antivol pour les terminaux mobiles et il est fort probable que ces outils soient généralisés à l’ensemble des terminaux.

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