La division ANT de la NSA aurait infiltré les équipementiers Dell, Cisco Systems et Huawei

La division ANT de la NSA aurait infiltré les équipementiers Dell, Cisco Systems et Huawei

Espionnage: une équipe spécialisée au sein de la NSA est chargée de mener des cyber-attaques, d’exploiter des failles de sécurité informatique et d’implanter des mouchards au sein d’ordinateurs avant leur livraison. Ces révélations qui datent du 29 décembre 2013 proviennent du magazine allemand Der Spiegel.

Publié le 30 décembre 2013 - 16:42 par La rédaction

Selon des révélations du magazine allemand Der Spiegel, le NSA disposerait d’une équipe d’élite spécialisée en piratage chargée de mener des cyber-attaques, d’exploiter des failles de sécurité informatique et d’implanter des logiciels espions au sein de certains matériels informatiques avant leur livraison selon un process appelé « interdiction ». Ce groupe de spécialistes en piratage est l’équipe TAO pour Tailored Access Operations. Cette unité secrète a été créée en 1997 et travaille sur des opérations spéciales en infiltration informatique.

De nombreux documents révèlent les secrets de la NSA

Le journal allemand indique que si une personne ciblée, une agence gouvernementale ou une société est dans le collimateur de la NSA, l’équipe TAO détourne la livraison du matériel informatique commandé et y installe des logiciels espions, des mouchards, avant que la livraison en parvienne à son destinataire. Une fois le matériel informatique livré et installé, la NSA n’a plus qu’à se servir, visionner tout ce qui se passe sur l’ordinateur. Une autre division secrète de la NSA appelée « ANT » est spécialisée dans les produits réseaux de diverses sociétés et peut accéder à tous les systèmes d’entreprises comme Cisco Systems, Huawei Technologies ou encore Dell. D’autres informations indiquent que la NSA peut intercepter des rapports de plantages envoyés par les internautes suite à un problème sur leur machine grâce à XKeyscore. Enfin, d’autres documents ultra-confidentiels indiquent que la NSA accéderait à des informations transmises par le câble sous-marin SEA-ME-WE 4, long de 19 000 kilomètres. Les métadonnées  collectées par l’agence américaine qui permettent de connaître l’origine, la destination, l’heure, la date, les participants et le contenu des conversations téléphoniques.


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