La Fédération Française des Télécoms rejoint l'OIP contre Google

La Fédération Française des Télécoms rejoint l’OIP contre Google

L’Open Internet Project qui est une association créée au mois de mai dernier a pour objectif d’attaquer Google contre ses abus de position dominante sur Internet. L’OIP accueille un nouveau partenaire: la Fédération Française des Télécoms, qui regroupe les différents FAI à l’exception de Free.

Publié le 18 juillet 2014 - 10:57 par François Giraud

Google a été attaqué au mois de mai dernier devant la Commission Européenne par des éditeurs français et allemands. Il était reproché à Google grâce à sa position dominante sur le Web de pouvoir manipuler les résultats de recherche afin de mieux positionner ses propres services et faire passer ceux de ses concurrents au second plan. À Paris, la première conférence de l’OIP (Open Internet Project) s’est déroulée suite à cette constatation. Cette conférence a réuni les éditeurs de presse et divers acteurs du numérique français et allemand. Parmi ces derniers, se trouvent le Groupe Lagardère, CCM Benchmark, le Geste (Le Monde, Le Figaro, France Télévision…) ou encore Axel Springer. Ce ne sont pas moins de 400 acteurs qui seront réunis et vont porter plainte à Bruxelles contre Google pour abus de position dominante.

L’OIP accueille la Fédération Française des Télécoms

L’Open Internet Project accueille désormais la Fédération Française des Télécoms (FFT) qui rassemble les différents FAI à l’exception de Free. L’OIP va bénéficier d’un appui considérable avec la FFT qui perçoit Google comme une menace. En effet, Google a déjà lancé aux USA Google Fiber qui est un fournisseur d’accès à Internet mais les opérateurs sont surtout déstabilisés par la position dominante de YouTube ou d’Android. Avec cette adhésion, la FFT pourrait également défendre les principes de neutralité du Net. Olivier Sichel, l’un des fondateurs de l’OIP indique que l’adhésion de la FFT est « le symbole de la crédibilité acquise contre les abus de position dominante en matière numérique ». La FFT de son côté indique vouloir apporter tout son poids dans la cause de l’OIP à un moment ou se joue à Bruxelles l’avenir de l’Internet européen. 

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