La NSA aurait piraté un câble sous-marin. Orange va se poter partie civile

La NSA aurait piraté un câble sous-marin. Orange va se poter partie civile

D’après des informations confirmées par le site Mediapart, une unité spéciale de pirates informatiques de la NSA aurait introduit un virus dans le système informatique d’un consortium de 16 sociétés dont Orange. Ces informations proviennent de documents transmis par Edward Snowden. Le câble sous-marin qui relie les communications téléphoniques entre Marseille vers l’Afrique du Nord, l’Asie et les pays du Golfe était ciblé par ce groupe de hackers appartenant à l’agence américaine.

Publié le 30 décembre 2013 - 15:11 par La rédaction

Selon des documents fournis par Edward Snowden, l’agence de sécurité nationale américaine (NSA) aurait piraté, en février 2013, le réseau informatique d’un consortium de seize sociétés dont Orange qui gèrent le câble informatique reliant Marseille à l’Afrique du Nord, à l’Asie et aux pays du Golfe. La NSA aurait introduit un virus informatique dans ce réseau, leur permettant d’accéder aux informations transmises par le câble sous-marin SEA-ME-WE 4, long de 19 000 kilomètres. Les métadonnées transmises peuvent ainsi être collectées par l’agence américaine qui peut par la suite connaître l’origine, la destination, l’heure, la date, les participants et le contenu des conversations téléphoniques. Ces informations peuvent ainsi révéler de nombreuses informations sur les internautes.

Câble SEA-ME-WE 4, long de 19 000 kilomètres
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Câble SEA-ME-WE 4, long de 19 000 kilomètres

Pour pouvoir parvenir à collecter ces métadonnées, le groupe de hackers de la NSA a employé une méthode appelée «QUANTUMINSERT» qui redirige les salariés d’un groupe vers des copies de sites créés par la NSA. Après connexion des employés des diverses sociétés sur ces sites, des logiciels espions s’introduisent dans les ordinateurs et espionnent le contenu. Le journal allemand Der Spiegel qui a eu connaissance des documents révélés par Edward Snowden indique que de nouvelles vagues d’intrusions auront lieu prochainement. Ces manœuvres ayant été effectuées à l’insu du groupe, un porte-parole d’Orange indique que la société va se constituer partie civile « dans l’hypothèse où des données Orange transportées par le câble en question auraient fait l’objet d’une tentative d’interception ».


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