Les deux "délits" qui ont eu la peau d'AppGratis

Les deux « délits » qui ont eu la peau d’AppGratis

Petit vent de tempête parmi les développeurs d’applications après le retrait assez brutal et sévère du produit de la petite start-up française AppGratis. Les motivations d’Apple comme la manière d’opérer ne sont pas très claires pour certains, alors voici les deux « délits » qui auront eu la peau de l’application de promotion des applications iOS et la réaction de Simon Dawlat, le fondateur d’AppGratis qui revient sur la crise que traverse sa société et souhaite renouer le dialogue avec Apple.

Publié le 10 avril 2013 - 8:05 par La rédaction

 

 Les charges retenues par Apple contre AppGratis

C’était en janvier dernier, l’application de promotion des applications iOS AppGratis réussissait une levée de fonds d’environ 10 millions d’euros afin de financer le développement de l’application. En trois années d’existence, AppGratis s’est taillée une place de choix dans l’AppStore (12 millions d’utilisateurs) sur un concept simple : offrir sur un rythme quotidien et gratuitement une application qui est normalement payante le plus souvent en se faisant rémunérer par les développeurs pour la promotion de leur application. Pendant quelques mois, AppGratis aura été un canal de choix pour faire la promotion des applications mais voilà, elle a été purement et simplement évincée de l’AppStore par une décision unilatérale d’Apple il y a quelques jours. La petite société française s’est alors enfermée dans un certain mutisme et c’est finalement le site d’information AllThingsD qui aura pu décrocher auprès d’Apple la confirmation de ce fait et qui a pu se faire préciser les deux règles enfreintes par AppGratis :

  • L’affichage des applications proposées ne doit pas prêter à confusion avec l’AppStore.
  • Envoyer des notifications push sur les terminaux iOS à des fins de marketing est interdit.

 

AppGratis s’exprime : le communiqué de Simon Dawlat

Simon Dawlat, le PDG d’AppGratis, réagira ensuite dans un communiqué en vue de rassurer ses 12 millions d’utilisateurs, ses partenaires ou encore et surtout peut-être ses financiers qui ont mis la main à la poche pour apporter 13,5 millions de dollars. Il commence par expliquer que si personne ne peut actuellement télécharger l’application sur le store, elle reste toujours fonctionnelle sur les iPhone et iPad sur lesquels elle avait été installée et que depuis sa suppression, ce sont tout de même quelques millions d’applications iOS ont été téléchargées par l’intermédiaire d’AppGratis. Il réfute également que la réaction d’Apple puisse sonner le glas de l’application et de la société qui compte actuellement 45 salariés. Il précise très habilement dans son communiqué qu’AppGratis représente aux États-Unis pas moins de 5% de parts de marché des applications iOS, laissant penser qu’Apple aurait pu « surréagir » en voyant un éditeur émerger et s’imposer aussi puissamment, mais surtout se substituer d’une certaine manière à l’AppStore. Simon Dawlat précise également qu’AppGratis vient combler un trou béant dans le catalogage et la mise en avant des applications loin d’être optimaux sur l’AppStore officiel d’Apple.

 

L’avenir d’AppGratis

Malgré ce coup de massue, chez AppGratis, son PDG affirme que c’est « business as usual » et que le train-train quotidien n’a pas changé. Il est vrai que la société doit toujours consolider et mettre en avant son offre d’applications gratuites chaque jour pour alimenter le contenu des iPhone des 12 millions d’utilisateurs d’AppGratis. Simon Dawlat met un peu le pied dans la porte en avançant qu’il ne peut pas croire qu’Apple détruise sciemment une entreprise qui apporte autant à l’écosystème iOS. AppGratis adopte donc un plan de crise et son PDG annonce très officiellement souhaiter renouer le dialogue avec des représentants d’Apple. Il aimerait soulever un mouvement populaire de soutien des utilisateurs d’AppGratis à qui il demande de partager au maximum le communiqué dans lequel il s’exprime et donne son point de vue.

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