Manipulation de comptes : Facebook irrite la CNIL anglaise

Manipulation de comptes : Facebook irrite la CNIL anglaise

Suite à l’étude menée par Facebook et des scientifiques sur la contagion émotionnelle auprès de 689 003 utilisateurs anglophones, la Cnil anglaise appelée l’ICO va ouvrir une enquête au Royaume-Uni indique la BBC.

Publié le 2 juillet 2014 - 11:46 par François Giraud

Facebook dans la ligne de mire des autorités britanniques

Suite à l’étude menée par Facebook et une équipe de scientifiques  des Universités Cornell de Californie à San Francisco auprès de 689 003 internautes anglophones sur la contagion émotionnelle, les autorités britanniques se demandent si le plus grand réseau social du monde n’aurait pas violé la loi protégeant les données privées, indiquent la BBC et The Financial Times. La Cnil Anglaise, appelée l’ICO (Information Commissioner’s Office) devrait ouvrir une enquête à l’encontre du groupe de Mark Zuckerberg et poser un certain nombre de questions à Facebook à ce sujet. L’objectif de cette enquête serait de savoir si le réseau social a influé sur l’état psychologique des utilisateurs, ce qui constituerait une infraction pour manipulation à leur insu.

Facebook répondra aux questions des régulateurs

Sans avoir recueilli le consentement éclairé de ses utilisateurs, Facebook a pu enfreindre la loi de protection de la vie privée de ses utilisateurs. L’ICO prévoit de se rapprocher pour mener cette enquête de l’autorité de protection Irlandaise dont dépend le groupe, sachant que son siège est situé à Dublin. Le directeur des affaires publiques de Facebook Europe, Richard Allen, a indiqué: « il est évident qu’on a mal accepté cette étude et nous en assumons la responsabilité. Nous souhaitons faire mieux à l’avenir et améliorons les procédures à partir de ces réactions. L’étude a été réalisée avec l’ensemble des protections adaptées pour les informations personnelles et nous sommes heureux de répondre à toute question que les régulateurs pourraient formuler ». Le groupe se défend en indiquant que ses règles d’utilisation indiquent que les données peuvent être utilisées pour des recherches et qu’il a respecté la confidentialité des données de ses utilisateurs.

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  • Le problème n’est pas tant la protection des données dans cette étude mais l’expérimentation à l’insu des personnes. Totalement inacceptable et probablement pénalement répréhensible.