Fusion Orange-Bouygues Telecom : la FIRIP interpelle l’Etat et demande un engagement

La FIRIP compte bien profiter d’une possible fusion entre les deux opérateurs. Dans le cadre du Plan France Très Haut Débit, les petits opérateurs, qui couvrent les zones les moins denses de l’hexagone, interpellent l’Etat et souhaitent qu’en cas de mariage entre Orange et Bouygues Telecom, l’opérateur historique augmente ses investissements au sein des réseaux d’initiative publique « RIP ».

La FIRIP a donc écrit au Premier ministre, lui exprimant ses inquiétudes à propos de l’évolution de l’environnement concurrentiel et réglementaire sur le déploiement numérique dans le cadre du Plan France THD. Elle souhaite une équité des Français dans l’accès aux offres en très haut débit et interpelle l’Etat, demandant un engagement. Les « petits » opérateurs souhaitent obtenir une part du gâteau et pouvoir profiter d’un possible mariage entre les « gros » opérateurs.

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La Fédération veut que les Français soient égaux dans l’accès aux offres très haut débit qui seront proposés et que l’aménagement numérique du territoire soit rapide. Elle souhaite que l’Etat garantisse une compensation équitable face à la fusion possible entre Bouygues Telecom et Orange. La Fédération s’inquiète sur les offres qui seront proposées aux personnes situées dans les zones peu denses et souhaite que ces dernières puissent jouir des mêmes conditions que celles situées dans des zones peuplées. De plus, la FIRIP est inquiète car les deux opérateurs pourraient prendre le monopole sur le marché Télécom des Entreprises.

Il est donc demandé à l’Etat de rendre les marchés et les offres équitables et de créer des conditions de concurrence loyale, garantissant un certain équilibre entre les zones RIP et les zones conventionnées. Etienne Dugas, président de la FIRIP appelle le gouvernement à étudier l’ensemble du dossier, pas seulement les grands opérateurs mais également les petits opérateurs et les collectivités. Pour être certain d’obtenir des réponses et d’être entendue, la FIRIP a également saisi l’Arcep, le gendarme des Télécoms.

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