Sigma, l'opticien nippon bien connu, a bien anticipé la persée des reflex numériques. Il faut dire que les ventes d'argentique s'effondrent et que Sigma a dû le ressentir fortement en 2004 jusqu'à ce qu'ils ne lancent toute une gamme d'objectifs dédiés au numérique. Un capteur de reflex numérique dit "grand public" est de la taille d'un capteur APS-C soit moindre que celle du négatif d'un appareil argentique qui mesure donc 24 x 36 mm. Ainsi le capteur n'utilise que la partie centrale de l'objectif. Ceci est bon pour deux raisons : sur un objectif classique, le capteur va utiliser la partie optiquement la meilleure, c'est le coeur de l'optique, là où elle donne le meilleur d'elle même. Par ailleurs, étant donné que les reflex numériques n'utilisent que la partie centrale de l'optique, on peut revoir la conception de ces objectifs et les optimiser pour les rendre plus compacts et légers.
La différence de taille entre un capteur CCD et le négatif a aussi pour effet d'allonger la focale. Ce coefficient d'allongement est en général de 1.5 à 1.6 pour les capteurs 2:3 et de 2 pour les capteurs format 4:3 utilisés par Olympus par exemple. Ceci signifie que votre grand angle 28 mm devient un 42-45 mm ce qui n'a plus rien d'un grand angle. Il faut donc revoir les focales de objectifs. Ka bonne nouvelle pour les amateurs de photo animalière ou d'action au téléobjectif est que ce même coefficient transforme votre 200 mm en 300 mm. Sigma a donc revu sa gamme et sort des optiques optimisées numériques reconnaissable au sigle "DC".
L'optique star de Sigma et vraiment pratique en voyage de 28-200 mm devient en numérique un 18-125, comme cet objectif 18-125 mm DC f3.5-f5.6 que nous testons ici.