Microsoft propose un formulaire pour les victimes de Revenge Porn

De plus en plus de grands groupes prennent des mesures pour lutter contre le Revenge Porn. Une pratique qui peut désormais être punie par la loi. Ce phénomène était encore inconnu il y a quelques années et consiste à se venger en publiant des photos compromettantes sur Internet, suite à une rupture ou une dispute. Ce phénomène récent est puni par la loi. Aux Etats-Unis, en Californie, les auteurs de ces faits sont passibles d’une peine de prison de six mois assortie à une amende de 1 000 euros depuis l’année 2013. A Los Angeles, un Américain a été condamné à un an de prison en décembre dernier.

Après Twitter qui a indiqué en mars dernier qu’il bloquerait les comptes des utilisateurs qui se servent de cette technique de vengeance, c’est Microsoft qui se lance dans la bataille. L’éditeur de Redmond va proposer un formulaire en ligne pour que les victimes puissent demander le retrait de photos compromettantes. Les grands acteurs du numérique veulent éradiquer le Revenge Porn de la toile. Les groupes Facebook, Google ou encore Twitter sont tous d’accord pour lutter contre ce phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur.

Microsoft logoLe groupe informatique de Redmond a indiqué ce mercredi 22 juillet 2015 la mise en place d’une page spéciale permettant aux victimes de signaler et de demander le retrait de toute image compromettante à leur égard. Le phénomène qui fait de plus en plus de victimes, n’est pas uniquement virtuel et cause bien des dommages psychologiques sur les victimes, qui peuvent aller jusqu’au suicide. Google de son côté retire déjà les contenus offensants de ses moteurs de recherche.

Les Etats commencent à prendre des mesures contre les auteurs de ce phénomène. En Californie, un administrateur de site Web dédié à ce fléau a été condamné à une peine de 18 ans de prison ferme. Une personne qui est reconnue coupable de Revenge Porn encoure une peine de six mois de prison ferme et une amende de 1 000 dollars. En France, l’article 226-1 du Code pénal « punit d’un an d’emprisonnement et de 45 000 d’amende le fait de porter atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui en captant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de leur auteur, des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel ou en fixant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de celle-ci, l’image d’une personne se trouvant dans un lieu privé ».

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