Le directeur général d’Iliad, Maxime Lombardini vient de demander officiellement par la voie sémantique aux dirigeants de SFR et de Bouygues Telecom, la possibilité d’intégrer leur projet de mutualisation sur le partage de réseaux, comme le signale « Les Echos ». Il a fait parvenir ce courrier en copie à l’Arcep, le gendarme des télécoms en France. Il demande au second et troisième opérateur Français d’accueillir ses fréquences sur les réseaux mobiles qu’ils vont partager. Monsieur Lombardini a indiqué dans son courrier adressé aux PDG des groupes SFR et Bouygues: « un accord entre deux des trois opérateurs de réseaux mobiles historiques qui ne prévoirait pas l’accueil du quatrième opérateur nous semblerait être un facteur de déstabilisation majeur ». Il précise vouloir recevoir de la part des opérateurs en question une proposition acceptable d’accueil des fréquences de Free Mobile en RAN Sharing (partage des équipements actifs) sur le projet de mutualisation en cours.

Si aucune proposition n’est faite, Maxime Lombardini est prêt à saisir la justice

Dans le courrier qu’il a envoyé, Monsieur Lombardini précise qu’un tel accord pourrait être « juridiquement critiquable ». Il a envoyé ce courrier en copie à l’Arcep afin de montrer sa réelle détermination. De ce fait, il pourrait saisir la justice si aucune proposition n’était effectuée. Pour Free Mobile, intégrer cet accord de mutualisation serait très intéressant lorsque l’on connaît le retard du quatrième opérateur mobile au niveau de son déploiement de la 4G. En formant un éventuel trio, Free Mobile pourra concurrencer plus facilement l’opérateur historique Orange. En effet, dans la course au développement des réseaux, il y a Orange d’un côté, SFR et Bouygues de l’autre, et… Free Mobile qui cherche à se regrouper.

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