Mutualisation: Free n'obtiendra pas l'aide de l'Autorité de la concurrence

Mutualisation: Free n’obtiendra pas l’aide de l’Autorité de la concurrence

Free avait fait parvenir un courrier avec une copie à l’Arcep, indiquant qu’une alliance pour la mutualisation des réseaux entre SFR et Bouygues Telecom est juridiquement critiquable. L’Autorité de la concurrence répond à Free.

Publié le 11 décembre 2013 - 13:04 par La rédaction

La mutualisation des réseaux Télécom est une option qui plait à Jean-Yves Charlie, patron de SFR. Deux grands réseaux seraient possibles en France selon lui, SFR et Bouygues face à Orange et Free. S’unir pour mieux régner est une stratégie payante selon le P-DG de SFR. Ainsi, ils pourront faire face plus efficacement à Orange et Free. Rappelons que SFR va sortir du groupe Vivendi prochainement. De plus le mariage SFR-Bouygues permettrait aux deux compagnies d’économiser des centaines de millions d’euros d’ici à 2020 et de faire progresser leurs actions significativement. Les services proposés pourraient eux aussi être améliorés notamment au niveau des offres pour la 4G afin de proposer une couverture de grande ampleur pour les consommateurs.

L’Autorité de la concurrence répond au courrier de Maxime Lombardini

Le directeur général d’Iliad, Maxime Lombardini avait demandé officiellement par la voie sémantique aux dirigeants de SFR et de Bouygues Telecom, la possibilité d’intégrer leur projet de mutualisation sur le partage de réseaux. Il a demandé au second et troisième opérateur Français d’accueillir ses fréquences sur les réseaux mobiles qu’ils vont partager. Dans un courrier qu’il a envoyé, Monsieur Lombardini précise qu’un tel accord pourrait être « juridiquement critiquable ». Il a envoyé ce courrier en copie à l’Arcep afin de montrer sa réelle détermination. Cependant, l’Autorité de la concurrence répond à Free et ne veux pas prendre parti. Par l’intermédiaire d’un entretien avec son président, Bruno Lasserre, l’Autorité de la concurrence a indiqué « il n’est pas question que nous intervenions dans le choix des partenaires. Ce n’est pas à nous de déterminer avec qui il est bon de travailler ou pas. Pour les opérateurs en question, la mutualisation représente un véritable partage des risques stratégiques : c’est à eux de l’assumer en toute liberté « . Le gouvernement, par le biais de Fleur Pellerin, ne souhaite pas que Free soit présent dans cette alliance.

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