Le Financial Times résiste à l'abonnement intégré d'Apple

Le Financial Times résiste à l’abonnement intégré d’Apple

Tandis qu’Apple lançait au mois de février dernier un service
d’abonnement adapté à la presse, le Financial Times refuse de plier et
souhaite conserver la relation de proximité qu’il entretient avec ses
lecteurs.

Publié le 6 avril 2011 - 16:50 par La rédaction

AppStore : Le Financial Times refuse de passer par l’abonnement d’Apple

Au mois de février dernier, Apple publiait un communiqué et annonçait le lancement de son système d’abonnement pour la presse et les contenus culturels (films, musiques, …). Depuis, il est possible pour les éditeurs de fixer le prix et la périodicité de diffusion de leur magazine. En revanche, la règle des 30 % de commission sur le prix de chaque transaction reste en vigueur.

À l’époque, Steve Jobs tentait de désamorcer les attaques de l’ENPA (European Newspaper Publishers Association) en expliquant : « Notre philosophie est simple: quand Apple attire un nouvel abonné sur l’application, Apple gagne une part de 30%. Quand l’éditeur amène un abonné – nouveau ou existant – sur l’application, l’éditeur garde 100% et Apple ne gagne rien« .


Apple iPad 2

Deux mois plus tard, nombres d’éditeurs sont rentrés dans le rang, à l’exception du Financial Times. En effet, Rob Grimshaw, responsable des activités en ligne et de la stratégie du quotidien d’information, explique qu’il souhaite conserver la relation qu’il entretient avec ses lecteurs et n’envisage pas qu’ils puissent passer directement par un achat intégré à l’application.

 

« Nous ne voulons pas perdre notre relation directe avec nos abonnés. C’est au coeur de notre modèle d’affaires » déclare Rob Grimshaw.

En réalité, il semblerait que ce soit surtout le manque d’accès aux informations personnelles des lecteurs qui bloquent le quotidien. En effet, un lecteur abonné via l’App Store ne peut fournir qu’une partie réduite de ses informations personnelles (Nom, adresse de courriel et code postal), ou même refuser de les transmettre. Pour le Financial Times, ces données personnelles ont trop de valeur pour que le quotidien envisager faire une croix dessus : « Si un de nos réseaux de distribution ne correspondait plus à notre manière de faire du business, il y a bien d’autres canaux disponibles« .

 

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