Le Fujifilm Finepix X100 passe au banc d'essai dxomark

Le Fujifilm Finepix X100 passe au banc d’essai dxomark

DxO vient de confronter le Fujifilm X100 à son banc d’essai logiciel, DxO Analyzer. Est-il aussi beau à l’intérieur qu’à l’extérieur ? Résultats riches en enseignements.

Publié le 14 avril 2011 - 18:33 par La rédaction

Le FinePix X100 au banc d’essai dxomark.com
Le DxOMark Score, notation synthétique de la performance brute du capteur des appareils aide ici à matérialiser un début de hiérarchie ar rapport à l’offre à laquelle est confrontée le X100. Rappelons qu’avec sa focale fixe lumineuse et son ergonomie traditionnelle ou encore sa finition premium, le X100 n’a, pour l’heure, aucune concurrence directe. Il peut concurrencer un reflex expert (Nikon D7000, Canon EOS 60D), il peut aussi se substituer à un Micro 4:3 (Panasonic GF2) ou compact à objectif interchangeable avec pancake (Sony NEX-5) ou bien encore représenter une alternative luxueuse à un compact expert comme le Canon G12 ou le Panasonic LX5.

Fujifilm X100 sur dxomark.com
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Le Fujifilm X100 face aux Canon EOS 60D et Nikon D7000
La hiérarchie apparue lors des tests précédents révèle l’excellente forme du capteur 16 mégapixels du D7000 sur le banc d’essai DxO avec une profondeur de couleur, une sensibilité basse lumière et surtout une dynamique qui surpasse la concurrence APS-C. La surprise vient du X100 qui s’intercale entre le Canon EOS 60D et le Nikon D7000. Un ejolie performance : il n’est pas là pour faire de la figuration et ne compte pas que sur ses attrubuts esthétiques ! Avec des DxOMark Score de 66, 73 et 80, le test donne une idée de la qualité d’image à laquelle on est en droit de s’attendre avec les Canon EOS 60D, Fujifilm X100 et Nikon D7000.

Fujifilm X100 sur dxomark.com

Qu’est-ce qui cloche dans ce diagramme représentant la sensibilité comparée des trois belligérants ? Celle du Fuji stagne à 1000 ISO ! En réalité, quand vous réglez le X100 sur 1600, 3200 ou 6400 ISO, l’appareil ne booste pas réellement la sensibilité du capteur qui reste plafonnée à 1000 ISO. Le processus d’augmentation du gain est donc purement logiciel. Fujifilm exploite ainsi un signal plus propre, amplifié par le firmware de l’appareil qui agit directement sur le RAW. C’est une manière de faire et l’apparence des photos du X100 aux hautes sensibilités (même s’il ne s’agit finalement que de leurres), est très convaincante. Avec une sensibilité basse lumière de 1005 ISO, le Fujifilm X100 fait mieux que le canon EOS 60D qui plafonne à 813 ISO et les deux appareils sont coiffés par le Nikon D7000 qui atteint 1167 ISO. On reste dans un ordre de grandeur identique, chaque appareil étant à environ 1/3 EV des autres.

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Avec 11,5 EV pour le Canon EOS 60D, 12,4EV pour le X100 et 13,9 EV pour le Nikon D7000, on retrouve la même hiérarchie où le D7000 surpasse la concurrence et où le compact premium Fujifilm dépasse le Canon EOS 60D, pourtant l’appareil expert le plus récent chez Canon. Ici, la différence n’est pas anodine et avec un X100, vous bénéficiez d’un EV de plus qu’avec le Canon. Cela signifie plus de latitude d’exposition et des RAW plus modelables. Sur le X100, on bénéficiera donc de la dynamique d’exposition et de la profondeur des couleurs, leur degré de subtilité dans les dégradés, d’un très bon reflex, meilleur que le Canon EOS 60D, déjà performant. Le savoir-faire du photographe et le traitement du signal du capteur (mesuré brut ici) seront déterminants pour sortir une bonne photo. Si besoin est de le répéter.

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Et face aux compacts à objectif interchangeable ?
Pour un tarif et un encombrement proches d’un Panasonic GF2 avec objectif pancake ou d’un Sony NEX-5, on peut aussi s’offrir le Fujifilm X100, moins polyvalent et moins évolutif avec son optique clouée au boîtier, mais à la finition d’une autre classe et à l’ergonomie éprouvée d’un appareil photo de la seconde moitié du XXè siècle, un must aujourd’hui recherché par certains. Sur dxomark, nous avons donc choisi de confronter le capteur du Finepix X100 au Sony NEX-5, un autre APS-C, et au Panasonic GF2, un capteur légèrement plus petit, de format 4:3. L’étroitesse du capteur du Panasonic le pénalise lourdement face au X100. Avec une sensibilité basse lumière de seulement 506 ISO, le GF2 est enterré par les 1005 ISO du compact Fuji. La différence est d’un EV entier. Avec 796 ISO, le NEX-5 est à un demi-diaph des deux concurrents. Le X100 arrive premier, de loin. Le Sony et le Fuji, avec 12,2 et 12,4 EV de dynamique font jeu égal quand le GF2 décroche à 10,3 EV et pourra encaisser 2 diaphs de moins dans une même exposition. Cela signifie moins d’information dans les ombres et des hautes lumières percées plus tôt. Ces résultats se retrouvent dans la note synthétique allouée par DxO aux trois appareils : le Fujifilm X100 arrive en tête avec un DxOMark Score de 73, légèrement devant le capteur du Sony NEX-5, vertueux également, avec un DxOMark Score de 69 et loin derrière, le capteur 4:3 du GF2 ne décroche finalement qu’une note globale de 54.

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Et par rapport aux compacts experts  ?
Certains compacts baptisés « expert » embarquent des capteurs dits  » de grande taille ». On reste dans le domaine de la fraction de timbre-poste toutefois avec les capteurs CCD 1/1,63″ des Canon G12 ou du beau Panasonic LX5. L’issue du match ne fait aucun doute, mais il est intéressant de mesurer l’écart de performance attendue du capteur du X100 par rapport à celle des G12 et LX5. Notez que la dynamique et la profondreur de couleur des capteurs des compacts ne sont pas ridicules avec des valeurs d’environ 11 EV et 20 bits quand le FinePix X100 atteint 12,4 EV et 22,9 bits. Il y a une classe d’écart, pas plus. La sensibilité basse lumière est plus révélatrice de l’intérêt d’une grande surface de capteur avec des valeurs de 132 ISO seulement pour le LX5 et 161 ISO pour le G12, soit environ 3 EV de moins que sur le X100.

Le FujiFilm FinePix X100.

Quelle conclusion tirer de ces résultats ? Et bien, déjà, que l’intérieur du X100, son capteur, est bien aussi alléchant que l’est son enveloppe extérieure. Il surpasse le Canon EOS 60D en performances brutes et se positionne entre ce dernier et le Nikon D7000 pour donner une échelle de valeurs. On s’aperçoit aussi du gain de performance du capteur APS-C du X100 par rapport aux Micro 4:3 qui seront pénalisés par leur petite taille. Face à un compact expert, si certains passionnés peuvent hésiter, au manque de flexibilité du FinePix X100, l’appareil répond avec un capteur deux classes au dessus, sans parler de ses nombreux autres atouts comme son viseur hybride ou sa conception sans concessions.

L’étrangeté de plafonnement de la sensibilité réelle du capteur à 1000 ISO digérée, le compact premium Fujifilm confirme qu’il a les moyens de ses ambitions. Vivement le test-terrain le mois prochain.

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