Test DIRT 3, le rallye revient (enfin) au coeur du jeu

Test DIRT 3, le rallye revient (enfin) au coeur du jeu

Après un second opus placé sous le signe de
l’américanisation à outrance, DIRT 3 revient enfin au rallye. Et c’est tant
mieux !

Publié le 15 juin 2011 - 8:00 par La rédaction

DIRT passe la troisième
DIRT 3 revient donc sur consoles (et PC) pour un opus
davantage axé sur le rallye, tout en conservant l’aspect off road amené par les
opus précédents. En effet, DIRT 3 propose davantage d’épreuves de rallye, avec
la possibilité bienvenue de piloter les bolides du mythique Groupe B, mais
également des voitures contemporaines et d’autres plus historiques. L’autre
grosse nouveauté concerne bien sûr l’arrivée du Gymkhana, une discipline
démocratisée notamment par Ken Block qui consiste à enchaîner drifts, donuts et
autres spins sur un terrain de jeu dédié à cet effet. Que les amateurs de DIRT
2 se rassurent, les X Games sont également présents dans DIRT 3.

Le rallye et le gymkhana à l’honneur
Dans les faits, DIRT 3 propose une nouvelle fois au joueur de participer à un
mode Carrière (le Dirt Tour) seule manière de déverrouiller les différentes
courses et les bolides du jeu. La progression de ce dernier est autrement plus
simple et fluide que dans DIRT 2, avec une interface simple et claire, à défaut
d’être charismatique. Chaque course permettra d’engranger des points,
nécessaires à sa progression dans le jeu. Le jeu multiplie les épreuves et
outre le rallye et le Gymkhana, il faudra également participer à des courses de
buggy, des épreuves de drift, du rally cross ou encore du head 2 head. Dans
l’ensemble, les épreuves sont plutôt réussies, même si on aurait préféré des
Spéciales un peu plus longues en ce qui concerne le rallye.

Une vidéo caméra embarquée à bord d’une Audi Quattro Groupe B, réalisée par Blog-Moteur.com

Techniquement, l’ensemble roule dans les traces de DIRT 2 et
s’avère d’une beauté assez saisissante. Les différents effets (pluie, neige,
éclaboussures, fumée…) sont tous très réussis et le jeu est d’un dynamisme
général presque palpable. Les voitures sont superbement modélisées, tout comme
les différents tracés. On regrettera simplement un léger manque de charisme
général, ainsi que des épreuves qui tendent un peu à se répéter au bout de
quelques heures de jeu.

La conduite est pour sa part assez arcade, mais seuls les
plus aguerris pourront maintenir leur bolide en piste une fois toutes les aides
désactivées. Le jeu gère parfaitement les transferts de masse et le grip (que
l’on soit sur asphalte, neige, terre, piste humide…) et c’est un vrai bonheur
que d’enchaîner les courses au volant de bolides plus prestigieux les uns que
les autres.

Du multi original, mais pas révolutionnaire
Côté multijoueur, on peut (comme dans DIRT 2) participer à
des sessions Pro Tour ou Jam Tour. La première permet d’établir des classements
en ligne tandis que la seconde se veut plus fun et détendue. On y retrouve
l’intégralité des modes proposés en mode solo, mais également des modes plus
fantaisistes qui consistent par exemple à aller chercher un drapeau sur la
piste avant de le ramener à un point précis, tout en évitant de se faire
décimer par les autres joueurs. Invasion demande de détruire des pancartes en
carton et d’en épargner d’autres… Bref, de l’inédit certes, mais rien de bien
révolutionnaire à ce niveau.
 

Verdict
DIRT 3 est une incontestable réussite, tant sur le plan
visuel que du côté du gameplay. L’interface est plus fluide que dans le
précédent opus, l’ensemble est moins américanisé et laisse plus de place à la
course qu’à un inutile blabla. Le rallye est bien plus présent qu’auparavant et
c’est tant mieux. On regrettera juste un léger manque de charisme global et des
spéciales parfois trop courtes. Cela n’empêche toutefois pas ce DIRT 3 de se
classer parmi les indispensables du genre.

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