Test Duke Nukem Forever, pour le meilleur ou pour le pire ?

Test Duke Nukem Forever, pour le meilleur ou pour le pire ?

Attendu depuis plus de dix ans maintenant, Duke Nukem
Forever est enfin disponible en boutiques. L’occasion de retrouver le Duke pour
le meilleur… ou pour le pire ?

Publié le 22 juin 2011 - 8:00 par La rédaction

Plus de dix ans de retard pour le Duke
Après plus de dix ans de gestation pour le moins houleux,
Duke Nukem Forever est enfin réalité depuis quelques jours puisque le titre est
désormais disponible sur consoles HD et sur PC. 
Le jeu nous permet de retrouver l’un des héros phares du jeu vidéo, le
très distingué Duke, découvert via Duke Nukem 3D il y a de cela 15 ans
maintenant. Après quelques errances sur PSOne et ailleurs, ce Duke Nukem
Forever se veut la digne suite de l’opus daté de 1996, à savoir un FPS bien cru
mettant en scène à la fois grossièretés, jolies filles et aliens.

Un FPS cru, grossier, vulgaire et qui s’assume
En effet, on replonge ici dans un FPS pur et dur dans lequel
on incarne Duke Nukem, contraint de reprendre son rôle de sauveur de l’Humanité
suite à une nouvelle invasion extra-terrestre. Le début de l’aventure est
plutôt calme et permet au joueur d’assimiler les différentes commandes. On
retrouve à ce titre les nombreuses interactions propres à la licence, avec une
multitude d’actions aussi débiles qu’inutiles comme se soulager la vessie,
boire au robinet, boire une bière, se faire chauffer du pop-corn…. Certaines
permettront toutefois de faire grimper la jauge d’ego de Duke, représentant
également sa jauge de santé. A noter que celle-ci se régénère avec le temps,
comme dans la majorité des FPS actuels.

Cet opus est plus dirigiste que l’était Duke Nukem 3D en son
temps, avec de nombreuses scènes scriptées et offre par conséquent beaucoup
moins de liberté au joueur. Le gameplay est pour sa part des plus classiques, mais
particulièrement rigide toutefois. Il n’y a qu’à observer Duke sauter en face
d’un miroir pour s’apercevoir de la rigidité du bougre. Mais bizarrement, ces
petites régressions (notamment si on compare à l’animation juste incroyable
d’un Killzone 3 par exemple) ne jouent pas entièrement en la défaveur du titre,
et lui confèrent même un petit côté rétro. Gros point noir en revanche pour les
temps de chargement…juste interminables.

Une réalisation qui date
Côté réalisation en revanche, Duke Nukem Forever vacille
entre le tout juste correct et le très mauvais… En effet, si le début de
l’aventure est plutôt agréable à l’oeil malgré une carence technique évidente,
certains niveaux se révèlent d’une réalisation assez archaïque avec des effets
de flou et surtout des textures qui semblent provenir tout droit des premières
années de développement du jeu…fin des années 90 donc. Toutefois, malgré une
technique ancéstrale, Duke Nukem Forever bénéficie d’une certaine aura, due
notamment à son ambiance unique et son côté délicieusement grossier, mais aussi
grâce au charisme de son héros, dont le doublage et les répliques grasses font
souvent mouche. A ce titre, entre les répliques grasses, les jeux de mots
vaseux, le sang qui coule à flot, les insultes, les filles nues et j’en
passe… le jeu n’usurpe vraiment pas sa certification 18+. A réserver à un
public averti donc…et exigeant également.
 

Verdict

Soyons francs, Duke Nukem Forever est (très) loin d’être le
jeu que la communauté attendait depuis 13 ans. Son développement chaotique aura
eu raison de sa technique, globalement en retard de quelques années. Toutefois,
malgré des aberrations visuelles et un gameplay ultra-rigide, le jeu dégage une
certaine aura qui retiendra l’attention des fans de la première heure et des
adeptes de second degré. Un petit trip rétro donc, gentillet, mais dont il ne
faut pas attendre des miracles. C’était tout de même à prévoir…

Dossier réalisé à partir d’une version PS3

Advertisements

Ailleurs sur le web