Test Shadows of the Damned sur Xbox 360

Test Shadows of the Damned sur Xbox 360

Fruit de la collaboration entre Shinji Mikami et Suda 51, Shadows of the Dead est un jeu d’action à l’ambiance unique, qui vaut vraiment le coup d’oeil.

Publié le 5 juillet 2011 - 8:00 par La rédaction

Shinji Mikami + Suda 51 = Shadows of the Damned
Shadows of the Damned est un jeu né de la collaboration entre
Shinji Mikami (Resident Evil 4) et Suda 51 (No More Heroes, Killer 7) et c’est
Electronic Arts qui a très courageusement relevé le défi d’éditer le titre, dont l’univers
complètement barré en fera un jeu culte pour certains, et un nanar pour
d’autres. En effet, le jeu nous conte les (més)aventures de Garcia Hotspur, un
chasseur de démons latino aussi classe que grossier, qui va devoir partir à la
rescousse de sa bien-aimée Paula, enlevée par le Seigneur du Mal en personne.
Il pourra pour cela compter sur son acolyte Johnson, un crâne communiquant qui permet de
se transformer en de nombreux objets.
 
 
 

Cette trame relativement commune de prime abord (le héros
qui vole au secours de sa fiancée) cache néanmoins une ambiance assez unique,
de par sa mise en scène audacieuse mais aussi par ses dialogues d’une vulgarité
et d’une intensité rare, dont certaines répliques sont déjà cultes. Certains mécanismes forcent également le respect puisque pour
anéantir les ténèbres il faudra par exemple tirer un rayon de lumière sur…une
tête de mouton accrochée au mur. Cocasse non ? Il y a de nombreuses étrangetés telles que celle-ci à découvrir dans le jeu, mais nous vous laissons évidemment le plaisir de la découverte. La bande-son est
d’excellente facture et participe activement à l’excellente ambiance du titre.
 
  

 


Un Resident Evil 4 complètement barré

Côté gameplay, Shadows of the Damned fait dans le
traditionnel et rappelle très fortement un certain Resident Evil 4, avec une
caméra située au-dessus de l’épaule de ce cher Garcia. L’action est toutefois
plus dynamique (Garcia peut tirer en marchant !) et les amateurs du genre s’y
retrouveront immédiatement. Le jeu ne mise pas vraiment sur l’authenticité et
Garcia peut par exemple porter autant de fioles de vie qu’il désire. Dans un
même ordre d’idée, Garcia ne porte pas vraiment d’arme puisque c’est Johnson
qui se transformera en pistolet, en fusil à pompe ou en mitraillette, mais
surtout en torche la plupart du temps. On peut switcher d’une arme à l’autre en
une fraction de seconde, un bon point. Les diamants ramassés en cours de route
permettront de faire quelques emplettes auprès du démon-marchand du coin, et
chaque boss (ou presque) laissera tomber une gemme bleue pour améliorer une
arme. Les gemmes rouges de leur côté laissent au joueur la possibilité de
booster telle ou telle capacité (santé, puissance d’une arme etc etc…). Pas de prise de tête donc. 
 
 

Les premières heures de jeu constituent un pur régal
avouons-le. L’ambiance est juste à tomber par terre, l’action ne faiblit jamais
et le jeu fait la part belle au dynamisme, malgré quelques mini énigmes par-ci
par-là. Certains regretteront peut-être quelques passages un peu trop délirants
(pour ne pas dire japonais) vers la fin du titre, sans doute le fruit d’une soirée un peu arrosée
chez les développeurs. Globalement, l’ensemble est bourré de clins d’oeil et
certaines trouvailles sont assez exceptionnelles. Le tout est vraiment barré et
certaines scènes se révèlent carrément gores. Côté durée de vie, Shadows of
the Damned se termine en 6/8 heures environ, sans trop de difficulté. Quelques
heures de folie donc, dans un titre qui oscille constamment entre l’excellence
d’un Resident Evil 4 et le côté psychédélique d’un Killer 7.
 
 

Verdict

Malgré son affiliation évidente à Resident Evil 4, Shadows of
the Damned est un jeu assez unique en son genre, de par son ambiance
complètement décalée. Malgré certaines redondances vers la fin du jeu,
l’aventure vaut vraiment le coup d’être vécue, pour peu qu’on apprécie un peu
l’univers. Le doublage est absolument irrésistible, tout comme la bande-son.
Techniquement, on a vu mieux chez la concurrence, mais cela reste malgré tout
plus que correct. Dommage toutefois de ne pas débloquer le moindre bonus une
fois le jeu terminé.

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