Rencontres d'Arles Photographie 2011 : visite guidée

Rencontres d’Arles Photographie 2011 : visite guidée

Suivez-nous pour un tour des Rencotres d’Arles 2011, comme si vous y étiez.

Publié le 13 juillet 2011 - 10:26 par La rédaction

Au Parc des Ateliers, anciens centres de maintenance de la SNCF, dans un décor immense de friche industriel, si tiennent plusieurs expos qui valent le petit quart d’heure de marche qui vous sépare du centre-ville historique de la ville d’Arles. Centre de ralliement de l’événement « non conforme », les ateliers de la SNCF concentrent également un condensé de 10 ans des prix des Rencontres d’Arles. C’est aussi un lieu de rencontre avec le café des forges, le petit camion à smoothies et encas ou encore et surtout, le village où exposent ici les Gobelins, école de l’image, le site de tirage de livres photo Blurb et différents éditeurs de livres photo.

Toujours sur le site des anciens ateliers de la SNCF, un pavillon est consacré à une certaine photographie, expérimentale dont voici le manifeste. « From Here On ».

Le photographe Andreas Schmidt est assez représentatif de ce que l’on peut trouver dans ce pavillon avec un travail sur la photo ou l’image, la couleur et le web. Symbolisant la photo numérique RVB, son travail, affiché sous forme de triptyque, reprend les premiers résultats, sous forme de vignette, en images, que remonte Google quand on recherche « rouge », « vert », « bleu ».

Artiste ou anthropologue, le photographe Andreas Schmidt aboutit à un travail qui fait sens. Intéressant pour un simple assemblage de photos du web.


Le panneau « Green ».

Le Panneau « Blue »

Dans le même esprit de monitoring de notre société et des changements que la dématérialisation opère sur elle, un travail sur le virtuel et le réel à sens opposé de ce que nous connaissons avec l’installion dans Arles de ces repères géants, que l’on trouve habituellement sur Google Maps.

Arles est une ville-musée. En plus de se régaler avec d’innombrables expos photo dans des lieux magiques chargés d’histoire, on peut se poser un moment sur une jolie terrasse dans une des ruelles dont regorge la ville.

Sebastiao Salgado, ouvrier qui tente d’éteindre un incendie sur un puits de pétrole en Irak.

Eglise Sainte-Anne, place de la Répiblique, le NY Times nous ouvre les coulisses de son travail photographique. Une expo passionnante où l’on peut admirer des séries de clichés, ici des photos travaillées de personnalités, là des images issues de reportages sur le terrain comme la série de Sebastiao Slgado sur les ouvriers qui oeuvraient à l’extinction des puits de pétrole en Irak. On y découvre également des emails et des courriers entre photographes, responsables éditoriaux et certains sujets ou encore les schémas manuscrits des plans de prise de vue et d’éclairage.

Planche-contact annotée visible grâce au NY Times.

Retour au Parc des Ateliers où la photo mexicaine est à l’honneur, comme dans d’autres lieux comme l’Espace Van Gogh et le musée départemental Arles Antique. Si en Arles, les expositions restent en place tout l’été jusqu’au 18 septembre, c’est quand même lors de la semaine d’ouverture que l’on profite le mieux de l’événement. En effet, alors, les artistes sont souvent sur place et l’organisation arrange des visites guidées par l’auteur lui-même comme ici Daniela Rossell qui explique son travail sur les femmes aisées de la société mexicaine, un énorme travail de 7 ans, dont la publication, fit scandale au Mexique.

Autre femme photographe mexicaine à l’honneur en Arles : Maya Goded qui expose sa série de photo sur la sorcellerie et a élaboré une projection sur ses photos sur la prostitution bien cachée, de la région frontalière des Etats-Unis.

Maya Goded raconte sa région, ses thèmes, son travail.


« La véritable histoire des super héros où comment ses travailleurs immigrés mexicains font vivre leur famille au Mexique et sont aussi devenus indispensables à l’économie américaine, par Dulce Pinzon. (Projection)

Photo Dulce Pinzon.

Mexique toujours, Mexique encore avec l’exposition « 101 tragédies » d’Enrique Metinindes qui écluse depuis des décennies les faits-divers les plus sanglants de la mégalopole de Mexico. C’est souvent très cru, la souffrance est explicite, comme ici avec cette femme qui porte le cercueil de son jeune fils que l’on vient de lui offrir n’ayant pas les moyens d’en acheter un…

Echangesn rencontres, formation (avec les stages), les rencontres d’Arles, c’est aussi la possibilité de confronter son portfolio à différents experts. Cela se passe à l’ombre d’un parasol, dans la cour du Palais de l’Archevéché.

A l’espace Van Gogh, à deux pas du stand Leica, photographie et révolution mexicaine sont à l’honneur avec un bond dans le temps. Passionnant.

De nombreux événements mythiques de la révolution mexicaine et des personnages-clés ont été couchés sur la pellicule de cette exposition. A découvrir.

Arles, pendant la semaine d’ouverture des « Rencontres », c’est aussi la nuit que ça se passe avec pour décor le théâtre antique, écrin gallo-romain des projections. Fluide antimoustique conseillé !

Le public est souvent au rendez-vous le soir. Penser à réserver ses billets.
Les projections sont une autre bonne raison de passer en Arles pour la semaine d’ouverture.

Remise du prix Oskar Barnack 2011 à Jan Grarup, photographe danois de l’agence Noor pour son travail « Haïti Aftermaths ». Il reçoit un Leica M9-P et une coquette somme d’argent.

Le logo des Rencontres d’Arles Photographie 2011 projeté sur un mur du théâtre antique.

Pour organiser sa visite des nombreuses expositions : http://www.rencontres-arles.com

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