Prise en main du Sony NEX-7

Prise en main du Sony NEX-7

Berlin, jeudi 1er septembre 2011, salon IFA – RDV est pris avec le NEX-7 fraichement annoncé sur le stand Sony. Une première rencontre avec le « NEXpert » à la fiche technique de haut vol. Voici nos impressions.

Publié le 7 septembre 2011 - 14:25 par La rédaction

Sony NEX-7 : le NEX expert

Si vous avez raté les épisodes précédents, le Sony NEX-7 est le compact à objectif interchangeable conçu pour
séduire les photographes les plus passionnés voire une frange ténue de
pros attirés par le concept d’appareil hybride. Pour cela, Sony a doté le NEX-7 
de quelques raffinements qui devrait faire le succès du
reflex SLT-A77, comme le capteur APS Exmor HD de 24
mégapixels, la vidéo Full HD mais en 50p s’il vous plaît, un viseur ultra défini de 2,36 millions de
points en technologie OLED, une rafale haute vitesse (10 i/s), une finition renforcée et une ergonomie, comme une finition, adaptée aux exigences des passionnés.

Le NEX-7 ne se bat plus sur la légèreté (avec près de 300 grammes) ni sur la compacité par rapport à d’autres comme le NEX-C3 ou le séduisant Panasonic GF3X, accompagné de son minuscule zoom 14-42mm (que nous avons aussi  pu prendre en main la semaine dernière). Par contre, dans un format moins extrémiste, le NEX-7 apporte tout ce dont le photographe expert a besoin et un viseur d’oeil, certes électronique auquel Sony a apporté une attention particulière.

Le duo de molettes en haut du boitier et la roue codeuse arrière, le bouton de lancement de la vidéo Full HD 50p du NEX-7.

Interface Tri-Navi

Le trio de molettes dont est équipé le NEX-7 donnera le nom de « Tri-Navi » à son ergonomie. Bien pensé, ce système est d’une efficacité redoutable : on joue des molettes, une pour faire défiler un des six écrans de réglages, l’autre, avec la roue codeuse arrière pour en modifier les paramètres. L’atout de ce système est la rapidité, mais le NEX-7 offre aussi une liberté de réglages jamais atteinte sur certains points. Par exemple, vous connaissez déjà le DRO (Dynamic Range Optimizer), et bien le nEX-7 permet par exemple de décider de l’impact du DRO sur les tons foncés, alors, l’histogramme affiche la frange de tonalités travaillées, etc… En Auto HDR, qui cumule les expositions de trois photos prises en rafale de manière transparente, le NEX-7 affiche la plage dynamique du résultat.

Gros oeilleton pour viseur OLED large et extrêmement fin.

Autofocus éclair

Sony nous l’avait promis et Sony l’a fait : la mise au point du NEX-7 est quasiment instantanée. Notre exemplaire de test a été aidé en cela par l’optique 50mm f/1.8 utilisée, mais la prouesse technique est au rendez-vous. Il sera difficile en 2011/2012 de départager les hybrides sur leur capacité à réaliser la mise au point dans un délai quasiment imperceptible puisqu’aussi bien le Panaosnic GF3X que le Samsung NX200, que le NEX-7 nous ont paru jouer dan sla même catégorie. On se rapproche clairement de la réactivité d’un autofocus par détection de phase d’un reflex.

C’est aussi à lire : Sony NEX-7 : visite guidée en images.

Finition, écran, flash…

L’écran n’est pas articulé sur tous les axes, mais reste orientable pour gagner un peu en liberté de mouvement. On en connaît les qualités, il s’agit du 3″/921 000 pixels largement utilisé dans la gamme Sony. La finition du NEX-7 est de type premium : irréprochable, l’assemblage est parfait, les commandes sont de qualité et bien situées comme le bouton de lancement de l’enregistrement vidéo qui tombe sous le pouce, et la prise en main de ce NEX qui ne se bat plus sur sa compacité est probante : nous avons eu plus de plaisir à manipuler le NEX-7 que le SLT-A77.
On appréciera aussi de disposer d’un flash intégré de type pop-up, élément basique d’un appareil photo qui fait cruellement défaut aux autres NEX. On pourra naturellement aussi monter un flash externe.

L’écran s’articule sur un axe seulement.




Viseur OLED 2,36 mégapixels : le verdict

Alors ce viseur ?! Dans cet oeilleton (pardon « TruFinder » ) se trouve une version
édulcorée des EVF classiques avec une dalle OLED de 2,36 millions de points. Nous étions très impatients de mettre notre oeil dans ce viseur qui s’annonçait comme révolutionnaire… etfinalement, la première impression fut une petite déception car nous nous attendions à une image plus fine, plus fluide et surtout, moins typée vidéo. En effet, les couleurs sont éclatantes, technologie OLED s’il vous plaît, la matrice est imperceptible, et l’image est large, mais on retrouve le rendu vidéo de tout viseur électronique. Alors, attention, passé cette première déception, nous devons bien avouer que le viseur du NEX-7 (et celui du SLT-A77) surclasse tous les viseurs électroniques du marché et s’avère vraiment agréable à l’utilisation. Un viseur électronique permet de voir l’impact de
ses réglages dans le viseur instantanément et offre une couverture de 100%, comme
quoi, il n’y a pas que des inconvénients à la visée électronique… Par exemple, en mode mise au point manuelle, vous pourrez voir en surbrillance les zones de netteté au dans le viseur, chose encore impossible avec un reflex classique.

La finition du NEX-7 est exemplaire.

Le NEX-7 possède un viseur d’oeil, chose rare sur les hybrides et en plus, il est d’une qualité jamais atteinte.

Toujours est-il que, passé l’acclamation de ce viseur électronique XVGA OLED, après avoir longuement manipulé et testé le NEX-7, nous avons retrouvé le viseur optique du Nikon D7000 qui nous accompagnait pour couvrir l’IFA avec un plaisir certain. On est encore loin de l’agrément du viseur optique, du moins pour les reflex qui sont dotés de viseurs de qualité. Par contre, à choisir entre un viseur étriqué et peu lumineux de reflex entrée de gamme et un viseur électronique de l’acabit de celui du NEX-7, la question se pose.

prise en main du NEX-7 : premier bilan

Tarifé 1300 euros, le NEX-7 ne s’achète pas à a légère. Sans préjuger des qualités de son capteur Exmor HD de 24 mégapixels et de son mode vidéo 50p, à l’utilisation, l’appareil offre une expérience utilisateur de reflex avec une ergonomie travaillée, très fluide, un AF véloce, une rafale 10 i/s, son interface Tri-Navi et une qualité de finition exemplaire toujours très appréciable. La qualité du viseur électronique sera décisive pour compenser l’absence de visée optique chez beaucoup de photographes à qui il fait de l’oeil, mais ce compromis de confort est compensé par l’accès à plus d’informations visualisables (on peut naviguer dans les menus en conservant l’oeil dans le viseur, voir les zones nettes, travailler son histogramme, voir en temps réel l’impact de la compensation de l’exposition, la balance des blancs…).
Pour résumer notre expérience, indécrottables utilisateurs de reflex, le NEX-7 nous a, pour la première fois laissé imaginer l’idée de changer pour un hybride.

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