Olympus avoue avoir maquillé ses comptes

Olympus avoue avoir maquillé ses comptes

Olympus vient de déclencher un jeu de dominos et les révélations n’en finissent plus. Le groupe vient de reconnaître avoir maquillé ses comptes pour cacher des pertes sur des investissements financiers.

Publié le 8 novembre 2011 - 16:08 par La rédaction

Le scandale continue

Olympus devait rendre des comptes sur ses transactions financières douteuses révélées par Micheal Woodford, ancien PDG, comme nous vous l’avions expliqué dans notre article sur cette affaire. Le groupe japonais s’est excusé lors d’une conférence de presse tenue ce matin en reconnaissant avoir masqué des pertes économiques sur des titres financiers. Les honoraires douteux soulevés par Micheal Woodford n’étaient que la partie immergée de l’iceberg. D’autres transactions, notamment le rachat frauduleux de trois petites entreprises japonaises pour 936 millions d’euros, un montant bien plus important que leur valeur, viennent s’ajouter aux 687 millions, payés comme honoraires à des conseillers financiers. Ces sommes ont en réalité été utilisées pour combler des pertes financières datant des années 90. L’actuel président du groupe, Shuichi Takayama a insisté sur la culpabilité des anciens dirigeants du groupe et envisage des poursuites judiciaires. Ils risquent jusqu’à 10 ans de prison et une amende de 93 200 euros. Le pot aux roses a été dévoilé par un groupe composé de cinq juristes et d’un commissaire aux comptes qui ont publié les premiers éléments de leur enquête mardi matin.

Le titre Olympus s’effondre en bourse

Après cette annonce, l’action en bourse du groupe a fondu de 29 %, un triste record pour Olympus qui atteint son niveau le plus bas depuis 1995. Depuis mi-octobre, le titre a perdu plus de 70 %, ce qui représente une menace pour la marque japonaise qui pourrait être évincée de la cotation en bourse de Tokyo. Le scandale inquiète le pouvoir : le premier ministre japonais Yoshihiko Noda a demandé à faire la lumière sur cette affaire, car il craint qu’elle nuise à la réputation du capitalisme à la japonaise.

Publicité

Ailleurs sur le web