Carrier IQ dément fournir des données au FBI

Carrier IQ dément fournir des données au FBI

Visé par de nombreuses plaintes aux États-Unis après l’éclatement de l’affaire au grand jour le mois dernier, Carrier IQ, dont le logiciel est considéré comme un espion, tente de se défendre en pointant du doigt les opérateurs et les fabricants de smartphones, dément également fournir des données au FBI.

Publié le 15 décembre 2011 - 14:30 par La rédaction

Carrier IQ organise sa défense et pointe du doigt opérateurs et fabricants

La polémique autour de Carrier IQ enfle aux États-Unis. La société qui édite le logiciel espion éponyme est visée par de nombreux recours collectifs outre-Atlantique. Pour se défendre, Carrier IQ a publié en début de semaine un long document au format PDF, indiquant ce que son logiciel fait et surtout ne fait pas. La firme explique également que l’enregistrement de certains SMS n’est le fruit que d’un malencontreux bug… que les opérateurs américains et les constructeurs (HTC, Samsung, Motorola, mais aussi Apple) auraient ensuite exploité à des fins commerciales.
De son côté, Apple a bien confirmé embarquer Carrier IQ dans ses iPhone, mais a démenti enregistrer et se servir des données.

Carrier IQ dément avoir fourni des données au FBI

Les efforts de Carrier IQ pour tenter de se dédouaner de cette affaire pourraient s’avérer vains. De nombreux médias américains s’interrogent sur la portée nocive des informations stockées le logiciel espion, au point de se demander si le FBI n’y a pas eu accès. Un porte-parole de la société a tenu à démentir ces soupçons dans un email envoyé au site Venture Beat, précisant que si les données étaient tombées entre les mains de l’agence gouvernementale, il faudrait se tourner vers les opérateurs.
Le FBI n’a pour sa part pas voulu communiquer à ce sujet. Il pourrait toutefois y être contraint puisque le journaliste Michael Morisy a réclamé une enquête sur cette affaire en avançant le Freedom of Information Act (FOIA), fondé sur le droit à l’information des citoyens. Pour le moment, le FBI n’a pas répondu à cette requête.

Carrier IQ visé par une enquête fédérale

Carrier IQ vient de tomber sur un autre os, en l’occurrence celui de la Federal Trade Commission (l’équivalent de l’Autorité de la concurrence) et de la Federal Communication Commission (similaire à l’Arcep en France). Comme le rapporte le Washington Post, toutes deux ont interrogé des dirigeants de la firme pour déterminer quelles données ont été effectivement enregistrées et surtout à quelle fin elles ont servi.

Advertisements

Ailleurs sur le web