Free Mobile n'obtient pas de licence 4G

Free Mobile n’obtient pas de licence 4G

Jeudi soir, l’Arcep a attribué les lots de « fréquences en or » sur la bande 800 MHz. Tous les opérateurs historiques obtiennent une licence 4G, sauf Free Mobile, qui devra se contenter d’une itinérance. L’Etat a annoncé une vente qui s’élève à un montant de 2.6 milliards d’euros.

Publié le 23 décembre 2011 - 9:15 par La rédaction

Fréquences en or 4G : une attribution plus rapide

L’issue de ce deuxième round aura été rapide, compte-tenu de leur importance. Contrairement aux premières licences 4G sur la bande 2.6 GHz, où l’Arcep avait rendu son verdict après plusieurs mois, il n’aura fallu que quelques jours, une semaine pour être précis, à l’Autorité pour attribuer les fréquences dites « en or » sur la bande 800 MHz. Il faut dire que le temps presse, le réseau mobile commence à saturer avec la démocratisation des smartphones, utilisant une importante bande passante pour la navigation sur Internet.

Free Mobile devra se contenter de l’itinérance

On annonçait une bataille féroce, ce fut le cas. Le grand perdant de cette histoire se nomme Free Mobile, qui n’a pas obtenu de lots de fréquences. L’Arcep a estimé que le futur opérateur mobile, qui doit se lancer dans quelques jours, ne remplissait pas les conditions d’accession aux fréquences 800 MHz, à savoir l’engagement d’aménagement du territoire, l’engagement d’accueil des
opérateurs mobiles virtuels (MVNO) et le montant financier proposé pour
les fréquences.

Free Mobile devra donc se contenter de l’itinérance, probablement sur le réseau SFR, qui s’est octroyé deux lots sur la bande 800 MHz. L’itinérance sera possible dès que Free Mobile aura atteint 25 % de couverture du territoire sur la bande 2.6 GHz, comme cela est prévu par l’Arcep. Un choix apparemment délibéré pour Free Mobile, qui ne cherchait pas à tout prix ces « fréquences en or » : « On avait dit qu’on serait raisonnable, et on avait également indiqué
qu’on trouvait l’offre très défavorable pour un nouvel entrant comme
nous.
On n’a pas de regrets. Si on avait pensé que c’était vital pour nous,
on aurait été plus agressifs, et aujourd’hui on considère qu’on a tout
ce qu’il nous faut
« , a ainsi déclaré Maxime Lombardini, directeur général du groupe Iliad, maison mère de Free.

SFR met le paquet et s’octroie deux lots de fréquences

C’est donc le grand gagnant de ce deuxième tour. Avec deux lots remportés sur quatre (10 MHz en duplex), SFR a mis le paquet, contrairement à l’attribution des premières licences 4G où l’opérateur s’était montré plutôt discret, avec pas moins de 1.05 milliard d’euros sur la table. Orange et Bouygues Telecom se partagent les deux lots restants (10 MHz en duplex) avec respectivement 891 millions d’euros et 683 millions d’euros.

Au total, Orange aura déboursé 1.3 milliard d’euros, SFR 1.2 milliard d’euros, Bouygues Telecom 911 millions d’euros et Free Mobile ferme la marche avec 271 millions d’euros (uniquement pour les fréquences sur la bande 2.6 GHz).

L’Etat se réjouit d’un « succès intégral »

Plus tôt dans la journée, l’Etat, par la voix du ministre de l’Industrie Eric Besson, se félicitait du « succès intégral » lié à l’attribution des licences 4G. Il est vrai qu’entre les fréquences distribuées en septembre dernier et celles d’hier, l’Etat va engranger 1 milliard d’euros supplémentaires par rapport au montant plancher. C’est donc la bagatelle de près de 3.5 milliards d’euros (900 millions pour la bande 2.6 GHz et 2.6 milliards d’euros pour la bande 800 MHz) que l’Etat va gagner au total. Une bien belle somme.

Il ne reste plus qu’à attendre que les opérateurs lancent leurs premières offres 4G, capables de pourvoir un débit de transfert théorique de 100 Mbit/s (soit l’équivalent de la fibre optique). D’après certains analystes, les premières offres devraient arriver en 2013.

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