Les constructeurs de tablettes Android soucieux de l'arrivée de Google en 2012

Les constructeurs de tablettes Android soucieux de l’arrivée de Google en 2012

Les constructeurs de tablettes Android goutent peu l’annonce de Google de lancer sa propre tablette, a priori au cours du premier semestre 2012. Ils craignent que Google favorise sa tablette maison à leur dépens en proposant une mise à jour d’Android 4.1 en primeur.

Publié le 29 décembre 2011 - 14:35 par La rédaction

L’annonce d’une future tablette Google Nexus, confirmée par Eric Schmidt la semaine dernière au quotidien italien Corriere della Sera, ne semble pas réjouir tout le monde. Les constructeurs de tablettes Android semblent inquiets de l’arrivée sur le marché de Google lui-même, à en croire Digitimes. Certains fabricants craignent en effet que Google accorde la priorité à une mise à jour d’Android 4.1 à sa tablette Nexus, drainant ainsi les consommateurs vers la solution Google plutôt que vers leurs tablettes.

La stratégie de Google serait toutefois des plus classiques, étant donné que sur le marché des smartphones, les Google Phone Nexus One, Nexus S et Galaxy Nexus ont été les premiers à recevoir une mise à jour majeure de l’OS mobile. Pourtant, cette situation n’a jamais vampirisé les ventes au profit de Google, permettant au contraire de valoriser les smartphones des constructeurs partenaires (Samsung, HTC, LG, Sony Ericsson, etc.) en proposant une expérience différente via les surcouches graphiques et logicielles, tout en s’appuyant sur le savoir-faire de Google.

Google devrait d’ailleurs reproduire le même schéma sur les tablettes et confier à un fabricant tiers le soin de produire sa tablette Nexus. Ce pourrait être Motorola, racheté par le géant américain, qui dispose déjà d’une expérience dans les tablettes avec les Xoom et Xoom 2, ou Samsung, partenaire de Google pour les Nexus S et Galaxy Nexus.

Rappelons que lors du rachat de Motorola Mobility par Google, les autres constructeurs s’étaient inquiétés d’un possible partenariat privilégié, les mettant de facto de côté. Or, il s’agirait plus d’une acquisition massive de brevets pour se prémunir des actions en justice lancées notamment par Apple et Microsoft.




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