On pensait que les polémiques autour de WebOS allaient prendre fin en
2011 avec la décision de rendre le système d’exploitation open source.
Il faut croire que non. Maintenant que l’avenir de WebOS est plus ou moins connu (on attend de voir si la communauté de développeurs va s’intéresser à l’OS mobile), d’anciens responsables sortent du bois. .

Qu’ils soient passés par Palm, société éditrice de WebOS, ou HP qui a racheté l’entreprise en avril 2010 (avant de vouloir la revendre au même prix d’achat cette année), le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne sont pas tendres envers leur ancien bébé. Pour certains d’entre eux, cités par le New York Times, WebOS n’avait tout simplement « aucune chance » par rapport à iOS ou Android. Pourtant, WebOS avait de quoi sérieusement faire de l’ombre à ses concurrents, d’après Paul Mercer, ancien directeur de la branche logicielle
de Palm : « Palm était en avance sur son temps en voulant construire une
plateforme mobile utilisant des technologies web, mais nous n’étions pas
capable de mener à bien un projet si ambitieux et novateur ».

Pourquoi un tel flop ? Parce que WebOS a été conçu sur le moteur de rendu Webkit, notamment utilisé sur Safari et Google Chrome, et que cette plateforme n’est pas adaptée à la création d’applications pour terminaux mobiles, selon ces responsables. Webkit aurait rendu l’exécution de ces applications trop lente. Or, les spécialistes en matière de développement Webkit se trouvaient… chez Apple et Google. Les ingénieurs de HP n’ont par conséquent pas pu relever le défi, d’autant plus que certains moteurs sont partis en cours de développement, lors du rachat de Palm par HP. C’est le cas de Matias Duarte, vice-président de l’expérience utilisateur de WebOS, aujourd’hui chez Google pour le développement d’Android. On connait la suite…

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