CES 2012 : prise en main du Nikon D4

CES 2012 : prise en main du Nikon D4

Le Nikon D4, nouveau reflex numérique pro, arrive le mois prochain. Annoncé en amont de l’ouverture du CES 2012, nous avons pu le prendre en main à Las Vegas.

Publié le 17 janvier 2012 - 8:55 par La rédaction

Nous avions déjà eu l’opportunité de passer quelques instants en compagnie du Nikon D4 quelques jours avant son annonce officielle. À Las Vegas, à l’occasion du CES 2012 (qui englobe cette année l’ex-PMA, le CLIQ 2012), le stand Nikon était pour le moins imposant, avec ici démonstration de toute la gamme d’objectifs Nikkor, ou encore là, des ateliers avec des photographes de renom, comme des démonstrations très pratiques sur le système flash Nikon CLS. Mais l’appareil photo qui retenait l’attention des photographes passionnés était bien le reflex Full Frame pro, le Nikon D4, que nous avons pu essayer à nouveau.

Prise en main du Nikon D4, CES 2012
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Le Nikon D4 reprend le design du D3 et sa virgule rouge sur le grip, signature Nikon. Mais avec quelques retouches esthétiques ici et là, Nikon a réussi à donner un coup de jeune au D4, qui donne un coup de vieux au D3s / D3x au passage. La prise en main reste excellente et, avec une légère modification de la forme de la poignée, le D4 offre une préhension plus ergonomique que celle du D3. Avec le D4, on a vraiment la sensation d’avoir un appareil photo comme le prolongement naturel de la main du photographe.

Prise en main du Nikon D4, CES 2012

Le D4 arbore une visée 100 % doté d’une magnification de 0,7x. La visée Full Frame du D4 est large et lumineuse comme il se doit sur un reflex pro. Nikon a revu le design du pentaprisme du fait de modifications internes, mais cela ne change en rien la qualité de la visée, élément vital sur un boitier pro. La luminosité du viseur sera appréciée de tous, mais particulièrement des photographes de spectacle attirés par la sensibilité maximale du D4, qui peut être poussée à 200 400 ISO. Le verre de visée nouvelle génération type B BriteView Clear Matte Mark VIII offre un grain très fin et améliore sensiblement la précision de la visée pour juger de la mise au point.

Prise en main du Nikon D4, CES 2012

Le nouvel autofocus du D4 profite de l’avancée du nouveau capteur de détection de scène, un capteur doté de 91 000 pixels permettant de préparer le travail de l’AF en déterminant le type de scène cadrée et si des visages sont présents dans le cadre. Dans ce dernier cas, l’autofocus fait le point sur les visages en un rien de temps. C’est bien une première : le Nikon D4 offre la détection des visages avec la visée optique et non plus seulement en Live View. Cette fonction issue de l’univers amateur par excellence trouve toute sa place sur un reflex numérique pro. L’autofocus 51 points du D4 est vif, très vif. Mais notre exemplaire d’essai était réglé sur priorité au déclenchement, un mode dans lequel le D4 déclenche même si le point n’est pas fait correctement.
Il offre une excellente sensibilité et n’a pas moufté sur le stand Nikon. D’ailleurs, il peut réaliser la mise au point dans un environnement très sombre, jusqu’à seulement 2 EV, la lueur de l’astre sélène.

Prise en main du Nikon D4, CES 2012

Les deux boutons situés sur le côté de la monture Nikon FX servent, en mode photo, à contrôler la profondeur de champ ou à activer une fonction bien précise (comme mettre le D4 en rafale dès que le braketing est actif par exemple), mais pas seulement : ces deux boutons servent à piloter l’exposition par incréments de 1/8 EV en mode vidéo.
Côté vidéo, le D4 est gâté avec l’accès au Full HD grâce au capteur CMOS Full Frame de 16 mégapixels et au processeur Expeed 3. On peut aussi connecter le D4 à un enregistreur HDMI externe pour enregistrer le flux vidéo Full HD non compressé à un niveau de qualité qui frôle les 200 Mb/s…. Entrée micro, prise casque, rien ne manque sur le D4 pour le vidéaste exigeant. Nikon a plus que rattrapé son retard sur Canon en la matière et doté le D4 de spécifications réellement multimédias.

Prise en main du Nikon D4, CES 2012

Pour s’insérer dans un flux de travail professionnel, le D4 est doté d’une prise Ethernet, comme le Canon EOS 1D X d’ailleurs. Branché en réseau, il peut être piloté à distance et envoyer ses images directement sur l’ordinateur ou le serveur, pour editing, pour upload, etc.
Mais le D4, avec le nouveau transmetteur sans fil Nikon WT-5, peut aussi dialoguer avec votre smartphone ou votre tablette, de n’importe quel modèle ou marque, en passant par le navigateur web au format HTTP. On peut ainsi visualiser les photos. Sur iPhone et iPad sortira une application permettant également de piloter le reflex.
Enfin, le logiciel Nikon Camera Control Pro 2 est doté du pilotage de l’enregistrement vidéo pour le D4.
Hélas, Nikon n’a pas fait de démo des interactions possibles entre le boitier et une tablette sur son stand au CES 2012. Serait-on vraiment prêt ?

Prise en main du Nikon D4, CES 2012

Un photographe habitué au D3 pourra commencer à utiliser le D4 sans aucun délai. Au contraire, l’ajout d’automatismes avec le système de reconnaissance de scène facilite les opérations et améliore le taux de réussite des images.

Prise en main du Nikon D4, CES 2012

Ici, le double taquet Live View : l’un pour la visée directe photo et l’autre pour la vidéo. Il était logique de doter le D4 de deux modes Live View différents, plus spécialisés photo / vidéo.

Prise en main du Nikon D4, CES 2012

Ceci ne nous plaît qu’à moitié : le D4 n’a qu’un seul et unique port CompactFlash. Le second est un port XQD, du nom du nouveau format de carte mémoire initié par Nikon en collaboration avec Sony. Ce format à mi-chemin entre une carte CF et une SD devrait permettre d’atteindre des vitesses de transfert très élevées, de l’ordre de 900 Mb/s. Mais pour l’heure, rien chez SanDisk, ni chez Lexar…. tout juste une minigamme de deux cartes mémoire XQD chez Sony.

Prise en main du Nikon D4, CES 2012

S’il y a un changement ergonomique à saluer sur cette nouvelle génération et que nous avons apprécié lors de notre prise en main du D4, c’est bien l’exacte réplication des commandes en orientation portrait. Fini le décalage d’emplacement des boutons dès que l’on tient le reflex en visée verticale comme sur le D3 / D3s / D3x, détail étonnant. On retrouve ainsi ses repères sans avoir à regarder où se trouve tel et tel bouton / molette.

Bruyant, le D3 l’était et, cadence maximale de 11 i/s (suivi AF désactivé) oblige, la grosse mécanique du D4 l’est tout autant, voire plus. Grand capteur, donc grand miroir, le tout multiplié par une vitesse d’action digne d’une Red Bull dans la ligne droite de Monza. La discrétion au naturel n’est pas son fort quoi que…. nous avons essayé le nouveau mode Quiet, vraiment moelleux et plutôt silencieux. Et on peut complètement museler le D4 en choisissant, et c’est une première sur un reflex numérique, l’obturation électronique, comme si on utilisait un compact numérique.

Prise en main du Nikon D4, CES 2012

Tropicalisé, le Nikon D4 est un costaud. Il bénéficie d’une construction renforcée par rapport au D3 avec encore plus d’alliage de magnésium et de nombreux joints toriques. Les trappes d’accès aux connectiques sont hermétiquement refermées par de solides capots en caoutchouc. Monsieur Indestructible sera commercialisé dans un mois, le 16 février, au prix de 5790 euros, boitier nu.

En savoir plus sur le Nikon D4.



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