La chronologie des médias pourrait être maintenue

La chronologie des médias pourrait être maintenue

Les professionnels du cinéma souhaiteraient que la chronologie des médias, qui permet de voir un film 4 mois en VODe t 36 mois en SVOD après sa sortie en salles, soit maintenue.

Publié le 23 janvier 2012 - 16:30 par La rédaction

La chronologie des médias devrait restée inchangée

Les professionnels du cinéma ne verraient pas d’un bon oeil le raccourcissement de la chronologie des médias. Pour l’instant, un film sorti en salles est disponible 4 mois après en VOD et 36 mois après en SVOD (VOD par abonnement). Ce délai ne pourrait donc ne pas bouger d’un iota. Comme l’expliquent nos confrères de ZDNet, le Centre national du cinéma (CNC) réunit ces différents acteurs pour une phase de renégociation autour de la chronologie des médias. Entérinée le 6 juillet 2009, elle peut être « dénoncée » par lettre recommandée par l’une des parties ayant signé cette chronologie, trois mois avant la date butoir (soit le 6 avril), ou bien être tacitement reconduite.

Globalement, toutes les parties autour de la table ne sont pas favorables à une réduction du délai d’accessibilité des oeuvres. Le syndicat des Éditeurs de VOD estime même que la disponibilité des films en SVOD dans un délai inférieur à 36 mois serait une nuisance pour la VOD à l’acte, la première cannibalisant les revenus de la seconde. Même son de cloche du côté de Canal +, qui propose pourtant une offre de SVOD, CanalPlay Infinity, qui ne dispose pas pour l’instant d’un catalogue très étoffé. Seules quelques améliorations seraient envisagées (notamment par Arte), mais uniquement sur des films dont la diffusion en salles peut être considérée comme confidentielle.

Le piratage numérique traduit pourtant un engouement pour les films et séries

Pourtant, dans le détail des chiffres rendus publics par le CNC, on peut s’apercevoir que seulement 60 % des films sortis en salles sont exploités en VOD, ou même sur DVD. À l’heure où le piratage numérique fait parler de lui avec la fermeture des services Megaupload et des sites de streaming « Allostreaming » en France, dont le succès traduit un réel engouement des internautes pour les films et séries, on peut se demander quel intérêt ont les acteurs de l’industrie cinématographique de ne pas proposer légalement des oeuvres dématérialisées le plus rapidement possible… Peut-être la peur, comme le rappelle ZDNet, de voir arriver des concurrents étrangers tels qu’Amazon ou Netflix dans l’Hexagone.


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