EMI abandonne les DRM sur ses chansons téléchargeables

EMI abandonne les DRM sur ses chansons téléchargeables

Lundi, la maison de disque EMI a décidé d’abandonner les DRM sur ses fichiers musicaux téléchargeables. Cette nouveauté, si elle marche, pourrait en faire profiter les concurrents d’EMI, contenant un plus large choix de titre.

Publié le 4 avril 2007 - 0:00 par La rédaction

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Plus de DRM pour EMI
Les DRM (Digital Rights Management) sont des systèmes de gestion des droits numériques imposés par les maisons de disques sur les morceaux de musique vendus en ligne, afin d’empêcher leur reproduction ou leur transfert vers d’autres utilisateurs. Selon l’industrie musicale, les DRM sont censés combattre le piratage mais pour le consommateur, ces systèmes imposent surtout nombre de restrictions qui affectent les ventes des sites légaux. Pour faire simple, les DRM empêche un utilisateur qui a acheté un morceau sur iTunes, d’utiliser son titre pour le mettre sur un lecteur MP3 autre que l’iPod.

EMI qui avait déjà émis deux avertissements sur les résultats de ses ventes, a donc proposé lundi à Apple et aux autres sites de téléchargement, de laisser délaisser les DRM pour obtenir un catalogue de meilleur qualité. Apple, qui est propriétaire de la plus grosse plate-forme de téléchargement du net avec l’iTunes Store, proposera donc désormais des chansons déverrouillées et encodées en 256 kb/s au format AAC pour 1,29 euro contre 0,99 euro pour la version avec DRM.

Un gros coup pour EMI?
Pour Patrick Yau, analyste chez Bridgewell, la décision d’EMI va lui permettre d’accroître ses revenus. « EMI a déclaré qu’il voulait tirer 25% de ses revenus de la vente de musique en ligne d’ici 2010 et nous pensons que cette décision va agir comme un coup d’accélérateur par rapport à cet objectif », a-t-il déclaré. Si des accords sont conclus avec Napster ou Rhapsody, les titres déverrouillés d’EMI téléchargés sur ces plateformes pourraient être lues sur des millions d’iPod, ce qui devrait donner un coup de fouet à la fois aux sites de ventes en ligne et à la maison de disques britannique. Les analystes estiment également qu’Apple sera un des grands bénéficiaires de la nouvelle donne car le groupe californien était sous la pression des associations de consommateurs et de la Commission européenne qui lui reprochaient l’absence de compatibilité d’iTunes avec les autres lecteurs du marché.



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