Nouveau coup dur pour RIM. Le fabricant des BlackBerry, très appréciés dans le monde professionnel, pourrait être menacé sur ses terres de prédilection. L’administration américaine, la General Services Administration (GSA) envisage en effet de proposer aux employés d’autres smartphones équipés d’Android, iOS ou Windows Phone rapporte l’agence Reuters. Cette décision pourrait ainsi mettre à mal la position quasi monopolistique de RIM sur ce marché très lucratif.

Il est vrai que les BlackBerry, plébiscités pour leur sécurité accrue, sont d’une part peu à peu rattrapés par les progrès faits sur les autres systèmes, d’autre part remplacés par des smartphones personnels selon le phénomène « Bring Your Own Device » (BYOD, que l’on peut littéralement traduire par « amenez votre propre appareil »). Selon certaines estimations, aux États-Unis, 5 % des smartphones dédiés à une activité professionnelle sont aussi des terminaux personnels.

RIM pourrait donc perdre un contrat juteux de plusieurs milliards de dollars, qui concerne environ 17 000 employés de l’administration américaine. En parallèle, de plus en plus de sociétés privées se passent désormais des services du Canadien et équipent leurs salariés avec d’autres terminaux. C’est notamment le cas du pétrolier Halliburton qui va échanger 4500 BlackBerry pour des iPhone, ou encore Dell avec 15 000 employés désormais équipés d’un smartphone pommé.

RIM, déjà à la peine sur le marché grand public (ventes stables, mais parts de marché en chute libre en 2011), pourrait perdre encore plus gros avec le marché professionnel.

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