C’est à la mi-mai que Free Mobile annonçait fièrement avoir accueilli pas moins de 2,61 millions d’abonnés en à peine 80 jours. Le groupe avait également admis que l’afflux massif de demandes d’abonnement avait entraîné « quelques problèmes de capacité » (comme ce fut le cas le 20 mars dernier), avant d’affirmer que ces soucis faisaient désormais partie du passé. Pourtant, une récente étude menée par Directique, en collaboration avec Capital, semble prouver que le débit internet de Free Mobile accuse encore de sérieuses difficultés. En effet, si la partie téléphonie est en net progrès, avec un taux d’échec des appels qui a chuté de 46% à 2,9% entre 18h et 21h et de 32% à 2,4% en moyenne, c’est la branche data qui est toujours pointée du doigt.

Ainsi, les tests menés sur le transfert d’un fichier de 2 Mo ont révélé que le téléchargement n’aboutissait pas une fois sur dix. Lorsque ce dernier aboutissait, il fallait compter plus de 20 secondes dans près de 70% des cas, là où Orange, Bouygues et SFR s’offrent un taux d’échec de seulement 1% et moins de 20 secondes pour effectuer le transfert dans 70 à 90% des cas. Free Mobile souffrirait ainsi d’une saturation des passerelles d’interconnexion entre Free et Orange, ainsi que d’un réseau élaboré avec « de simples câbles de cuivre ADSL« . Free Mobile n’a évidemment pas tardé pour réagir, en remettant en cause la méthode employée : « concernant le réseau propre, pour l’internet mobile nous sommes au niveau de Bouygues. En itinérance avec Orange, les capacités n’avaient vraisemblablement pas été ajoutées au moment de la mesure, qui date de quelques semaines« .

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here