Après Shadow of the Damned ou encore Madworld sur Wii,
Grasshoper Manufacture et Suda 51 ont accouché tout récemment d’un nouveau
projet : Lollipop Chainsaw. Sous ce titre se cache un beat’em all assez
particulier, puisqu’il nous place dans la peau de Juliet Starling, une pompom
girl accroc aux sucettes, issue d’une famille de chasseurs de zombies. Son arme
de prédilection : la tronçonneuse. Particularité : se promène avec la
tête de son boyfriend  (tout à fait
conscient) attachée à l’arrière de sa jupette. Tout va bien.

Sous ses airs acidulés et très japonisants, Lollipop
Chainsaw se veut d’une violence et d’une cruauté particulièrement soutenues, et
ce, dès les premières secondes de l’aventure. Le gros du jeu consistera donc à
éradiquer les zombies qui se mettront en travers de Juliet, à grands coups de
pompons et de tronçonneuse, le tout laissant place à un bain de sang mélangé à
des paillettes, du strass et pas mal d’humour noir. Le jeu ne se prend
évidemment pas au sérieux une seule seconde, il n’y a qu’à voir le style des
différents boss pour s’en rendre compte. Le style de Juliet pourra évoluer au
fil de l’aventure, avec de nouveaux combos et des compétences à acheter à la
boutique du coin.

Déjà très déjanté à la base, Lollipop Chainsaw distille
également quelques phases de jeu originales au fil de l’aventure, avec
notamment des parties de basketball avec des têtes de zombies en guise de
ballon, des phases en moissonneuse-batteuse après absorption d’un champignon
hallucinogène ou encore des anciens jeux d’arcade revus à la sauce Lollipop. Du
grand n’importe quoi on vous dit. L’ensemble profite d’un habillage type comics
du plus bel effet, notamment les menus et les musiques, très inspirés.

Techniquement, l’ensemble n’est toutefois pas à la hauteur
de la folie générale qui se dégage de ce Lollipop Chainsaw. Si les premières
minutes s’avèrent très agréables, avec notamment la présentation de la famille
Starling, et un prologue très fun et bien mis en scène, le reste de l’aventure
oscille entre bon et médiocre. Les graphismes tout en cel-shading sont plutôt
mignons, et les arcs-en-ciel et autres effets très flashy contrastent
parfaitement avec le côté gore du jeu. On regrettera cependant certaines
textures venues d’un autre âge, ainsi qu’une certaine irrégularité entre les
niveaux, certains donnant l’impression d’avoir été purement et simplement bâclés.

Dans l’ensemble, Lollipop Chainsaw s’avère plutôt agréable à
jouer, et on est toujours curieux de découvrir la suite et savoir jusqu’où est
allée la folie des développeurs. Beat’em all oblige, le système de jeu est un
peu répétitif à la longue, mais il ne faudra pas plus de 5/6 heures pour voir
le fin mot de l’histoire. A noter que le jeu propose deux fins distinctes, dont
une particulièrement trash…  Evidemment,
le fan pourra rejouer les niveaux à loisir pour collecter suffisamment de
médailles pour acheter tous les coups spéciaux, les musiques et les
améliorations de la belle Juliet. Cerise sur le gâteau, il est possible de
déverrouiller des costumes alternatifs pour la belle.

Verdict

Soyons clairs, Lollipop Chainsaw ne se prend pas au sérieux
une seule seconde, et il faut s’armer d’un sérieux 2nd degré pour
apprécier l’expérience. Le côté beat’em all est suffisamment travaillé pour
tenir le joueur en haleine, mais c’est surtout la folie des développeurs et le
contraste entre l’univers très paillettes de Juliet et le côté zombie trash
sanguinolent des ennemis qui donne envie d’avancer. Il faudra toutefois être
conciliant par moments, le jeu offrant une technique bien pauvrette parfois,
ainsi que des écrans de chargement très fréquents, coupant parfois l’aventure
de manière très (trop) abrupte. A essayer toutefois, pour les plus curieux.

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