Fujifilm X-E1 : capteur X-Trans et viseur OLED

Fujifilm X-E1 : capteur X-Trans et viseur OLED

Les ingénieurs nippons de la série Fujifilm X ont donné un petit frère au compact premium à objectif interchangeable X-Pro1. Voici le Fuji X-E1, un appareil plus compact, moins onéreux, qui sacrifie la visée hybride pour se positionner à un tarif plus concurrentiel sans toutefois toucher à la qualité d’image du X-pro1.

Publié le 6 septembre 2012 - 7:34 par La rédaction

Du X-Pro 1, le X-E1 emprunte l’essentiel de ce qui fait l’essence de cet appareil.

Capteur X-Trans 16 mégapixels APS-C

Le Fujifilm XE1 reprend en premier lieu le capteur APS-C X-Trans de son aîné, un CMOS de 16 mégapixels sans filtre optique passe-bas pour conserver un piqué optimal et doté d’une matrice à schéma complexe de 36 blocs de couleur évitant ainsi l’apparition de moiré, que l’on aurait pu craindre sans l’adoption de cette matrice. C’est une réussite sur le X-Pro1, le capteur délivre une image extrêmement fouillée, bien aidé en cela par la grande qualité optique des objectifs Fujinon XF.

Monture Fuji X

Naturellement, le X-E1 reprend la monture X développée pour le X-Pro1, une monture qui a été conçue pour participer à la qualité d’image avec un tirage et un « flange back » minimalistes.

Fujifilm X-E1
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Le Fujifilm X-E1 est doté du capteur APS-C X-Trans sans filtre passe-bas.

Qualité de fabrication

On retrouve les repères qualitatifs de la série X en manipulant le X-E1. Il est également produit au Japon, un gage de qualité et le soin apporté à son assemblage se sentent quand on le manipule. C’est à nouveau aussi un bel objet en plus d’être un appareil assez désirable. Il comporte des éléments en alliage de magnésium.

Ergonomie traditionnelle

Si vous avez apprécié l’ergonomie du X-pro1, le X-E1 la reprend façon copie carbone et c’est tant mieux. De nombreux fabricants privent leurs appareils un peu moins « premium » d’une bague manuelle ici ou là… Ce n’est pas le cas de Fuji qui, avec le X-E1, conserve la bague de réglage de l’ouverture sur les objectifs, la bague manuelle de la vitesse d’obturation, celle de la compensation d’exposition (hélas par contre toujours pas verrouillées par un taquet de sécurité), et le double jeu de molettes, le tout servi par le bouton qui permet d’accéder au « Q menu » d’où l’on accède à la vaste majorité des réglages courants.

Des similitudes entre les deux appareils, on retiendra principalement une chose : le Fuji X-E1 offre une qualité d’image rigoureusement identique à celle du X-Pro1.

Alors, qu’est-ce qui change sur le X-E1 ?

 

Visée hybride => EVF OLED 2,36MP

Le plus gros sacrifice a été réalisé sur la visée. Au revoir viseur hybride, mi-optique, mi-EVF, mêlant habillement les deux. La visée hybride apparue il y a deux ans sur le prototype de X100 présenté à la Photokina 2010 et repris avec succès sur le X-Pro1 passe à la trappe au profit toutefois d’un viseur électronique de grande qualité puisqu’il s’agit de l’EVD OLED de 2,36 millions de points que l’on a découvert sur le compact hybride expert Sony NEX-7. Très fin et fluide sur le NEX-7, le viseur a subi quelques modifications pour intégrer le X-E1 et un jeu de lentilles asphériques, dont la formule optique demeure très confidentielle, rectifie l’image délivrée pour une vision moins distordue et un contraste amélioré. Le X-E1 est équipé d’un capteur d’oeil pour basculer de l’écran à l’EVF.

Fujifilm X-E1Le viseur OLED 2,36 millions de points du Fujifilm X-E1.

 

Autofocus

L’autofocus du X-pro1 a vu son fonctionnement remanié avec l’arrivée du firmware du X-pro1 en version 2.00. Le petit frère adopte les améliorations apportées par Fuji à l’autofocus. Avec le nouvel objectif XF 18-55mm R LM OIS doté d’une double motorisation linéaire, le X-E1 est bien plus rapide avec une mise au point réalisée en 0,1s selon Fujifilm, ce qui placerait le compact premium en tête des APN hybrides et de nombreux reflex numériques. A tester.

Flash intégré

Moins pro, plus amateur, le X-E1 se voit greffé un flash pop-up qui viendra dépanner pour déboucher une ombre ici ou là avec un nombre guide modeste de 7 à 200 ISO, en complément d’un flash externe TTL à fixer sur la griffe porte accessoire de l’appareil. La cinématique de l’ouverture du flash est travaillée et le flash s’éloigne du centre optique ce qui devrait limiter l’apparition des yeux de lapins russes sur vos sujets.

Fuji X-E1
Le Fujifilm X-Pro1 offre une ergonomie traditionnelle adaptée à son public. L’écran du X-E1 mesure 2,8″ / 460 000 points.

 

Compacité

Il gagne 100 grammes par rapport au X-pro1, dont le poids n’est pas le problème par rapport à son encombrement. Et sur ce point précis, la différence est très importante : le X-E1 est bien plus compact que ne le laissent transparaître les photos comparatives. A ses côtés, le X-Pro 1 fait office de mastodonte.

 

Prix et disponibilité du Fujifilm X-E1

Fujifilm commencera les livraisons de X-E1 dans le courant du mois de novembre. Si le X-pro1 est positionné très haut de gamme avec un prix de vente de 1699 euros en boitier nu, avec le X-E1, Fujifilm compte bien conquérir un marché beaucoup plus large et finir de séduire les nombreux photographes passionnés qui ne pouvaient que regarder, de loin, le X-Pro1. Et si le X-Pro1 est bien souvent hors budget, il en est tout autre pour l’X-E1 commercialisé à un tarif étudié de 899 euros TTC, un tarif intéressant comparé à celui du X-Pro1 si l’on considère que le principal et quasiment unique sacrifice à faire est l’abandon de la (certes sublime) visée hybride de son grand frère. Mais en échange, on gagne aussi en compacité… Commercialement, le mouvement de Fujifilm est bien pensé, car il permet d’attirer plus de photographes dans l’univers de la monture X, des clients qui devront tôt ou tard étoffer leur parc optique avec les objectifs Fujinon XF qui, eux, restent au même tarif.
Il sortira également en kit avec le zoom Fujinon XF18-55mm F2.8-4 R LM OIS au prix de 1299 euros TTC.

Fujifilm X-E1 : made in Japan.

 

Principales caractéristiques techniques du Fujifilm X-E1

– Capteur :
– CMOS X-trans sans filtre optique passe-bas / matrice à schéma complexe
– 16,3 mégapixels
– Monture Fujifilm X pour objectifs Fujinon XF
– Sensibilité : de 200 à 6400 ISO (modes étendus 12 800 et 25 600 ISO)
– Mesure de l’exposition : TTL 256 zones
– Modes PSAM
– Obturateur : 1/4000s à 30s et pose B
– Synchro flash : 1/180s
– Flash intégré : nombre guide de 7 à 200 ISO (pop-up)
– Prise de vue en rafale : 3 et 6 i/s
– Bracketing de l’exposition / balance des blancs / Plage dynamique / Sensibilité ISO / Simulation de film
– Simulation de films : 10
– Réglages de la plage dynamique : 100 à 400%
– Viseur électronique OLED 2?36 millions de points
– Ecran LCD 2,8″ / 460 000 points
– Vidéo : 1920 x 1080 pixels / 24p / son stéréo
– Format RAW
– Connectique : USB 2.0 High-Speed, miniHDMI, son jack 2,5mm
– Batterie : lithium-ion NP-W126
– Autonomie : 300 photos
– Dimensions : 139,5 x 81,8 x 42,5mm
– Poids : 400 grammes sans batterie ni carte mémoire / 450 grammes avec

– Stockage : cartes SD/SDHC/SDXC

 


Comme un air de…

 


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2 Comments

  1. Laurent

    6 septembre 2012 at 6 h 59 min

    C’est la mode des numériques au look argentique… Le snobisme poussera-t-il bientôt aux argentiques au look numérique !? :-(

  2. Peter

    6 septembre 2012 at 9 h 35 min

    Voilà un concurrent sérieux au Sony Nex 7. Fuji a réussi son installation dans le marché du haut de gamme avec leur gamme X. Il ne leur manque plus qu’un parc optique XF plus étendu, mais ça c’est déjà prévu.

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